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Les amis de la terre

L’EXCLUSION

Comme dans beaucoup de domaines, les Villeneuvois subissent l’incapacité des élus locaux à consentir à intervenir. D’où une dynamique de décrépitude synonyme de fuite.

Tous les usagers du RER D (1) savent que les dirigeants de la SNCF Transilien se moquent d’eux, en n’affectant pas les moyens nécessaires pour assurer le service dans les conditions contractuelles prévues. Curieusement, l’autorité organisatrice, l’IFM, qui finance la fonction transport sur le réseau francilien, n’intervient pas, face à l’insatisfaction dominante.

Ainsi, tous ceux qui empruntent la ligne ont pu remarquer la médiocrité offerte : trains supprimés, retards, information défaillante par du personnel insuffisamment qualifié, rupture chronique de correspondance avec le réseau routier complémentaire, disparition des trains entre la capitale et plusieurs villes du département de l’Essonne,….).

Les responsables de l’entreprise nationalisée apparaissent profiter de l’absence systématique de réaction de M. THIBERVILLE, conseiller municipal délégué à la mobilité.

De même, son homologue chargée des handicapés, Mme CHEBAANE, demeure imperturbablement silencieuse au sujet des PMR qui tentent de circuler dans la gare centrale (2). Dans cet établissement, on doit remarquer l’attitude de la société Loomis, qui transporte les fonds de la SNCF : leurs fourgons, n’hésitent pas à bloquer la circulation des piétons sur le parvis de l’établissement, en stationnant abusivement sur le trottoir. D’où la mise en danger.

Depuis quelques semaines, à l’approche des élections municipales (mars 2020), la pression du transporteur se fait plus massive : de ses agents défaillant ont ainsi déposé une plainte envers un élu villeneuvois (?). Sauf qu’il a été relaxé par la justice, et exige maintenant une indemnisation de son préjudice. C’est à dire l’octroi de dommages et intérêts.

 

AO : autorité organisatrice,

IFM : Ile de France Mobilités,

LFI : la France Insoumise,

RATP : Régie Autonome des Transports Parisiens,

RD : route départementale,

RER : Réseau Express Régional,

SNCF : Société National des Chemins de Fer Français,

TER : Transport Express Régional,

TGV : train à grande vitesse.

 

Dimanche 8 septembre, les Triageois ont été les victimes de l’abandon progressif de la station SNCF (3) qui dessert le quartier. Cette évolution, qui devrait aboutir à la suppression des arrêts des trains, n’a jamais fait l’objet de la moindre initiative de la part de l’ensemble des élus locaux. L’isolement progresse, alors que la population devrait doubler.

Déjà, les abris situés sur le quai N° 2 ont été démolis Le guichet de vente n’est ouvert qu’aléatoirement, quand le dirigeant de la gare centrale dispose de suffisamment de personnel, et détache alors l’un de ses agents commerciaux.

D’où une désaffection progressive de la clientèle, et donc une réduction des ventes entraînant une rentabilité insuffisante. Ceci malgré la présence du musée de la RATP (4). Le déclin….

Ce dimanche-là, les trains de sens pair (vers Paris) de la ligne du Bourbonnais ne marquaient pas l’arrêt. La voie dite 2 bis, habituellement utilisée par les trains de banlieue se dirigeant vers Paris, était réservée aux TER et aux TGV. Il s’agit ici de l’adoption d’une stratégie de rejet, l’entreprise ferroviaire ne considère pas l’aspect social de la desserte (environ 2 000 voyageurs chaque jour ouvrable).

De plus, le distributeur automatique des titres de transport était en panne, et aucune indication ne permettait à l’usager peu familier de l’endroit d’appréhender la situation. Aucune affiche le renseigner. Pour se diriger vers la capitale, il devait rejoindre la gare centrale en utilisant un RER omnibus, attendre et enfin emprunter une circulation qui s’arrête à la station. Et inversement pour atteindre le quartier depuis le centre-ville (5). D’où des temps de trajets élevés et de l’inconfort.

Depuis maintenant 10 années, on sait que la station doit disparaître. Déjà, la salle d’attente, le kiosque à journaux, les toilettes, ont été supprimés. Lors des 2 dernières inondations (6) qui ont atteintes le quartier, M. DUTHEIL, adjoint au maire chargé du cadre de vie, n’a pu obtenir le maintien de la circulation ferroviaire prévue, alors que la station constituait le seul lien avec l’extérieur, la RD 138 étant submergée. Tant pis pour les victimes des exactions de la Seine (7).

Aucun élu, minorité et majorité confondues, n’a accepté d’exprimer un avis sur le contenu du PCS, et donc sur les mesures destinées à maintenir l‘habitabilité en cas de crise liée à un envahissement par l’eau du fleuve. L’apologie de l’ignorance….

Mme BARDEAUX, adjointe au maire chargée de la vie des quartiers est, elle aussi, demeurée muette, alors que la situation des services publics se dégrade dans cette partie de sa commune. Une telle inertie est significative du mépris accordé par l’élue envers ses concitoyens. Le déclin annoncé.

Aucun autobus de substitution n’a été engagé, sachant que la ligne routière A (Transdev) n’est pas exploitée les dimanches et fêtes, et que les taxis ont disparu de la place Pierre Sémard, en même temps que la station éponyme.

  1. DUROVRAY, adjoint au maire de Montgeron et membre de la gouvernance de l’IFM, a été sollicité de cette discrimination. Un tel silence face à une situation qui privilégie certains est incompatible avec les engagements signés entre l’AO et la SNCF. Surtout que la position de l’opérateur se produit alors que la SNCF a fort besoin d’appuis, d’une part au niveau du changement de ses statuts, et d‘autre part en ce qui concerne la mise en concurrence des transporteurs destinée par appel d’offres à désigner les futurs exploitants.

L’absence de réaction des élus locaux ne contribue pas à améliorer le contexte. Mme le maire s’agite beaucoup sur certains sujets, sans se rendre compte de la défaillance des transports collectifs dans la commune qu’elle prétend administrer. Mme MORO, conseillère municipale et présidente du groupe LFI, déclare s’engager dans le domaine, en intervenant au sujet de la privatisation de l’aéroport d’Orly (?). Quant à la surcharge chronique de la ligne routière J2….

Les Villeneuvois qui assistent aux séances de l’assemblée communale ont tous pu constater que Mme le maire ne répond généralement pas aux questions pertinentes de la minorité : soit elle conserve un silence révélateur de son incapacité à maîtriser le sujet abordé, soit elle prend une position incompatible avec la situation existante.

Même lorsque ses interlocuteurs annoncent vouloir revenir ultérieurement sur le sujet, l’élue n’en profite pas de ce délai pour examiner en détails du sujet traité. D’une manière générale, les élus ne maîtrisent pas le thème des transports, et n’ont aucune envie de réfléchir pour tenter d’améliorer la situation. Le comportement de M. THIBERVILLE est ainsi un exemple concourant à un désaveu. La fuite.

Les engagements rendus publics en mars 2014 n’ont guère été tenus. Sachant que pour les futures promesses du printemps prochain, le transfert des compétences au Territoire (8) rend la situation plus complexe. On attend de connaître la consistance des thèmes abordés, sachant qu’actuellement, seule Mme MORO a déclaré publiquement vouloir renouveler son mandat. Les écologistes sont attentifs à approfondir les détails de son programme. Surtout lorsqu’on sait que l’un de ses homologues membre de son parti, M. BENYAKLEF, a décidé de ne pas respecter certaines obligations définies dans le code des relations entre le public et l’administration.

Tout ceci alors que la misère s’étend, et que les élus majoritaires (PCF, PS, PRU, LFI) sont toujours aussi proches des promoteurs immobiliers. Et que de nombreux autres sujets relatifs à l’environnement et à la santé publique sont volontairement délaissés.

Au niveau de la desserte par le rail, on a pu remarquer le silence d’une responsable triageoise de l’association « Action Environnement », proche politiquement du PRU. Cette structure refuse systématiquement d’agir sur des sujets qui sont susceptibles de mettre en cause la majorité.

Les élus villeneuvois apparaissent ainsi réfractaires à définir une stratégie anticipative dans le domaine des déplacements collectifs. Ils préfèrent agir au niveau d’Athis Mons (?). On peut donc craindre l’évolution, sachant que les élus considèrent leur statut comme honorifique, et se contentent de percevoir des indemnités.

 

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(1) Voir « le Républicain » 19-10-95, 9-11-95, 16-11-95, 28-12-95, 22-2-96, 26-9-96, 27-2-97, 20-3-97, 1-5-97, 21-8-97, 24-9-97, 16-10-97 et 24-12-97, « FNAUT INFOS » 10-95, 3-97 et 24-8-07, « la Toile » 26-9-98, 12-10-98, 11-1-99, 8-2-99, 28-2-99, 19-4-99, 30-4-99, 12-7-99, 20-3-00, 30-6-00, 24-7-00, 16-8-00, 30-8-00, 3-9-00, 6-11-00 , 10-12-00, 27-8-01, 20-11-01, 28-11-01, 13-8-02, 23-9-02, 16-12-02, 22-4-03, 19-5-03, 31-5-03, 15-6-03, 7-7-03, 20-7-03, 2-9-03, 23-9-03, 6-11-03, 17-11-03, 10-1-04, 8-4-04, 29-6-04, 18-7-04, 10-8-04, 6-11-04, 22-12-04, 26-12-04, 29-12-04, 30-12-04, 3-1-05, 20-2-05, 4-3-05, 29-6-05, 1-10-05, 29-10-05, 6-3-06, 23-3-06, 5-2-07, 12-2-07, 21-7-07, 1-9-07, 14-9-07, 6-7-08, 19-7-08, 1-8-08, 15-10-08, 21-12-08, 19-7-09, 3-8-09, 16-12-09, 30-1-10, 15-4-10, 30-6-10,20-9-10, 25-9-10, 12-12-10, 16-12-10, 23-12-10, 8-1-11, 5-2-11, 3-4-11, 20-4-11, 27-6-11, 1-8-11, 20-9-11, 5-10-11, 18-10-11, 3-6-12, 25-10-12, 28-10-12, 8-11-12, 2-12-12, 15-12-12, 10-3-13, 17-7-13, 19-7-13, 13-11-13, 23-11-13, 12-12-13, 19-4-14, 7-5-14, 15-5-14, 9-7-14, 2-2-15, 9-4-15, 27-15, 28-1-16, 14-2-6, 8-3-16, 1-4-16, 2-4-16, 12-4-16, 18-4-16, 20-5-16, 5-6-16, 17-6-16, 7-7-16, 6-8-16, 25-8-16, 24-11-16, 26-12-16, 3-1-17, 29-1-17, 14-2-17, 20-2-17, 7-8-17, 5-11-17, 23-3-18, 31-3-18, 24-3-19, 26-4-19 et 21-6-19, « Banlieue Nou-velles » 12-04 et 11-10,

(2) Voir « la Toile » 10-2-08, 7-7-11, 30-7-11, 30-8-11, 13-10-11, 17-11-11, 30-3-12, 30-4-12, 3-5-12, 24-5-12, 5-7-12, 22-7-12, 2-6-13, 20-1-14, 24-5-14, 7-8-14, 31-8-14, 23-3-15, 12-5-16, 5-11-16 et 13-6-19,

(3) Voir « le Républicain » 8-1-85, 20-11-86, 14-6-90, 19-7-90, 6-9-90, 5-9-96 et 24-9-97, « le Parisien » 14-6-90, 18-6-90 et 19-12-91, « la Toile » 24-5-98, 1-6-98, 15-6-98, 6-7-98, 29-9-98, 19-10-98, 23-3-99, 31-3-99, 12-10-99, 31-12-99, 10-8-01, 6-1-02, 7-12-02, 21-10-03, 10-6-04, 29-9-04, 3-7-05, 11-8-05, 31-8-05, 7-7-06, 5-10-06, 26-12-06, 5-8-07, 3-9-07, 8-10-07, 17-2-08, 16-5-08, 26-10-08, 2-5-09, 17-5-09, 3-7-09, 12-9-10, 23-11-10, 12-9-11, 31-10-11, 2-2-12, 13-5-12, 3-9-12, 18-12-12, 21-1-13, 5-2-13, 13-2-13, 25-3-13, 10-6-13, 24-12-13, 26-3-14, 24-9-14, 18-12-14, 3-7-17, 20-3-18 et 12-1-19, « Banlieue Nouvelles » 2-95,

(4) Voir « la Toile » 1-10-14,

(5) Voir « la Toile 7-7-01, 9-8-01, 12-9-01, 15-3-02, 18-3-03, 20-10-06, 30-10-06, 10-6-09, 18-9-10, 25-5-11, 4-6-11, 27-8-11, 29-8-11, 1-9-11, 18-9-11, 26-9-11, 29-10-11, 29-11-11, 10-12-11, 15-12-11, 11-4-12, 20-5-12, 29-5-12, 24-8-12, 2-9-12, 19-10-12, 25-1-13, 10-4-13, 8-5-13, 26-5-13, 27-5-13, 8-7-13, 10-7-13, 11-7-13, 24-8-13, 6-9-13, 13-9-13, 21-9-13, 25-9-13, 3-10-13, 5-11-13, 21-11-13, 28-11-13, 4-12-13, 6-12-13, 22-12-13, 26-12-13, 27-12-13, 28-12-13, 6-2-14, 10-2-14, 11-2-14, 3-3-14, 30-4-14, 2-6-14, 8-7-14, 2-8-14, 9-8-14, 14-8-14, 7-9-14, 10-11-14, 23-11-14, 26-11-14, 30-11-14, 12-12-14, 20-12-14, 27-12-14, 13-1-15, 3-3-15, 4-3-15, 16-3-15, 20-4-15, 8-9-15, 21-9-15, 2-10-15, 19-10-15, 23-10-15, 27-1-16, 7-4-16, 20-4-16, 9-5-16, 14-5-16, 3-9-16, 31-12-16, 23-1-17, 16-2-17, 5-6-17, 18-6-17, 22-6-17, 23-6-17, 6-7-17, 8-7-17, 11-7-17, 20-7-17, 25-7-17, 30-7-17, 23-9-17, 7-10-17, 15-12-17, 23-2-18, 3-4-18, 6-5-18, 5-6-18, 7-6-18, 20-1-19, 20-2-19, 24-6-19, 8-8-19 et 16-8-19, « 94 Citoyens  » 21-3-14,

(6) Voir « Banlieue Nouvelles » 2-94, « le Républi-cain » 14-4-94, 29-2-96, 19-12-96, 27-2-97, 26-6-97 et 11-9-97, « la Toile » 23-12-98, 31-8-01, 23-8-03, 4-9-03, 28-10-03, 8-7-08, 10-7-08, 27-7-08, 3-8-08, 7-6-09, 19-3-10, 30-4-10, 5-6-10, 10-4-11, 5-7-11, 24-7-11, 8-8-11, 21-10-11, 24-10-11, 3-11-11, 7-11-11, 19-11-11, 21-12-11, 10-1-12, 16-1-12, 22-1-12, 28-1-12, 30-1-12, 12-2-12, 15-2-12, 18-2-12, 6-5-12, 28-5-12, 30-3-13, 12-8-13, 2-10-13, 27-8-14, 6-9-14, 23-6-15, 2-6-16, 3-6-16, 7-6-16, 27-6-16, 4-7-16, 7-7-16, 12-9-16, 24-10-16, 10-4-17, 6-1-18, 26-1-18, 21-2-19 et 15-3-19,

(7) Voir « la Toile » 10-2-08, 7-7-11, 30-7-11, 30-8-11, 13-10-11, 17-11-11, 30-3-12, 30-4-12, 3-5-12, 24-5-12, 5-7-12, 22-7-12, 2-6-13, 20-1-14, 24-5-14, 7-8-14, 31-8-14, 23-3-15 et 12-5-16,

(8) Voir « la Toile » 22-2-12, 10-3-12, 5-7-15, 19-8-15, 8-2-16, 9-9-16 et 4-10-17.

 

L’ELEMENT PRIMORDIAL

Les usagers des transports collectifs, qu’ils soient domiciliés dans la commune, ou qu’ils y travaillent, sont nombreux à condamner avec force la qualité des prestations offertes.

 

 

La situation offerte aux Villeneuvois usagers des transports collectifs (notamment veux assurés par la SNCF, Transdev et Keolis) ne cesse de se dégrader. Ceci d’autant plus qu’ils sont confrontés à la volonté de M. THIBERVILLE, conseiller municipal délégué à la mobilité, de ne rien vouloir tenter.

Face à ce contexte rédhibitoire, Mme le maire n’a pas exigé de l’élu en cause qu’il intervienne, comme il s’y était librement engagé en mars 2014. Ou bien de procéder à son remplacement, ceci dans la mesure où un membre de la majorité est suffisamment compétent dans le domaine des déplacements et a envie de s’investir sur le sujet.

Alors que la détérioration se poursuit inexorablement, aucune proposition n’est dévoilée par l’autorité organisatrice des TC en Ile de France, l’IFM. Ceci pour améliorer les conditions subies par les voyageurs.

Depuis le début 2018, l’affluence sur la ligne J2 (desserte du Plateau) ne cesse de s’accroître. La demande est plus élevée que la capacité des autobus articulés (dans le sens de la montée du parc Beauregard), en raison de la correspondance rail assurée à la gare centrale (1).

Ainsi, de nombre de Villeneuvois utilisent un système inadapté, qui ne fait réagir ni les élus locaux, ni M. SAINT MARTIN, député de la circonscription. Tous ne pensent qu’à la prochaine échéance électorale.

Toutefois, les élus de la commune sont intervenus dans le domaine : ils ont installé une affiche en façade de l’hôtel de ville, refusant toute privatisation de l’aéroport de Paris-Orly. Quant à leurs administrés clients au quotidien et victimes de Transdev (2)….

 

BV : bâtiment voyageurs,

CGCT : code général des collectivités locales,

CHU : centre hospitalier universitaire,

CAVY : Communauté d’Agglomération du Val d’Yerres,

EPIC : établissement public industriel et commercial,

EPT GOSB : Etablissement Public Grand Orly Seine Bièvre,

IFM : Ile de France Mobilités,

LFI : la France Insoumise,

LGC : ligne de grande ceinture,

LRM : la République en Marche,

OPTILE : Organisation Professionnelle des Transports d’Ile de France,

PCF : Parti Communiste Français,

PCS : plan communal de sauvegarde,

PLU : plan local d’urbanisme,

PMR : personne à mobilité réduite,

PRU : Parti des Radicaux Unifiés,

PS : Parti Socialiste,

RATP : Régie Autonome des Transports Parisiens,

RD : route départementale,

RER : Réseau Express Régional,

RN : route nationale,

SNCF : Société Nationale des Chemins de Fer Français,

TC : transports collectifs,

TGV : train à grande vitesse,

ZAC : zone d’aménagement concerté,

ZI : zone industrielle.

 

Pour la majorité, seul compte le projet Téléval (3). Mais difficile d’atteindre rapidement la capitale depuis le Bois Matar (et inversement), en empruntant le futur téléphérique. Le manque d’imagination est ici flagrant. La seule solution fiable restera synonyme de l’utilisation de la gare principale.

L’autorité organisatrice des transports a fait supprimer l’arrêt du J2 au carrefour du Lion (sens de la montée du parc), alors que celui-ci permettait aux usagers d’effectuer leurs achats dans les magasins du centre-ville (4), qui ont bien besoin d’améliorer leur dynamique commerciale.

Vers la gare, le terminus de cette ligne a été désormais fixé au marché. D’où, chaque matin, une file ininterrompue d’utilisateurs (un véhicule articulé contient 150 personnes), qui se rendent, sous les intempéries, en marchant à l’entrée du BV. En traversant la RN 6 (5), alors que les feux tricolores sont hors service. Le danger….

Toutefois, lorsque le conducteur a un sens affiné des besoins et est réceptif à l’aspect du service public correspondant à sa tâche, il dépose les usagers à l’entrée du souterrain piétons (côté sud) qui traverse la place. Pour le plus grand bien de tous, qui voyagent déjà dans des conditions innommables.

Transdev ne sort pas glorieux de l’évolution : beaucoup de ses clients protestent de la mauvaise qualité du service et de son inertie en s’adressant aux contrôleurs de cette entreprise. Les quolibets fusent. Par leur attitude inadaptée, les responsables de cette société semblent n’être adeptes que de la répression, ceci face aux circulations supprimées, à la surcharge des véhicules, aux retards incessants et aux ruptures de correspondance à l’arrivée des trains de la ligne D. Et aussi en mettant en cause l’inertie les élus locaux.

Une telle situation est d’autant plus contestable qu’elle est visible, et que les élus locaux demeurent impassibles. A quand l’accident grave ?

Tout ceci concourt à la désaffection de l’usage des TC. Et donc à la pollution de l’air (6) par le trafic routier. Ainsi, M. THIBERVILLE a engagé une procédure de réduction de la circulation des autobus

devant la gare SNCF. Plusieurs dessertes devant à terme être transférées à Vigneux sur Seine. Une nouvelle desserte vient par ailleurs d’être créée dans cette commune appartenant à la CAVY.

Sur la ligne J1 (liaison entre Boissy Saint Léger et Villeneuve), les utilisateurs doivent descendre à l’arrêt du pont de la gendarmerie. Et continuer à pied leur trajet quelles que soient les conditions météorologiques, et dans le bruit (7) le long de la route nationale, sur un trottoir exigu, et en partie seulement protégé par des plots. A vide, le véhicule se dirige ensuite vers la gare. Le scénario est identique pour la ligne B, lorsque la prestation (liaison Créteil-Brunoy) est terminus à Villeneuve. Ubu….

Les Villeneuvois qui empruntent la ligne K sont plus malchanceux : le terminus à l’arrivée est fixé à la gare routière. Ils doivent poursuivre par leurs propres moyens leur chemin, afin d’accéder au RER (8). Cet établissement doit par ailleurs être détruit dans le projet de ZAC. Si un promoteur se décide à lancer une opération fortement contestée.

Pour la ligne H et G1/G2, l’arrêt du carrefour du Lion a été maintenu : il est le point de départ vers le département de l’Essonne. Certains expliquent qu’il a été conservé du fait du statut de M. DUROVRAY, adjoint au maire de Montgeron et membre de la gouvernance de l’IFM. La seule élue domiciliée dans le cœur historique de la commune, Mme de FICQUELMONT, ne s’est pas prononcée. Elle n’assiste même plus aux séances du conseil municipal. La fin du mandat (période 2014-2020) est ici significative de la dégénérescence.

Simultanément, indépendamment de l’abribus, une aire de service destinée stationnement des autobus de la ligne H et G1/G2 a été implantée à proximité (le long du talus de l’avenue du 8 mai 1945), à l’emplacement de l’ancienne gare routière du carrefour du Lion, détruite en 2001 par la volonté de la municipalité de l’époque, qui rejetait déjà toute amélioration du service routier de TC.

Dans le hall de la gare, les écrans lumineux qui indiquent l’heure de départ et la destination des différentes dessertes Transdev sont en panne depuis maintenant 2 années. En façade, sur le trottoir largement encombré, les SDF tentent de vivre dans la pollution. La municipalité demeure de marbre face à cette situation scandaleuse.

Toujours à l’intérieur du hall, les bancs ont été retirés : les usagers de la ligne J2 sont contraints d’attendre l’arrivée de la desserte dans des conditions indignes. Notamment les PMR. Mme CHEBAANE, conseillère municipale déléguée au handicap, a été prévenue. Elle n’a pas réagi.

Le projet présenté il y a 5 années par Mme le maire de créer une ligne d’autobus transversale, à travers les quartiers de Belleplace et du Blandin ne s’est pas concrétisé. Sans justification. Il et vrai qu’aucun élu n’est domicilié dans cette partie de la ville.

Les habitants de cette partie de la commune ont demandé depuis plusieurs années qu’un arrêt soit créé sur la ligne A, vers le sud, le long de l’avenue de Melun. Le silence leur a répondu.

Tout ceci concourt à la création du pôle intermodal (9) étudié dans le détail par un adjoint au maire membre du PRU. Face à ce silence, Mme MORO, présidente des élus de cette tendance politique, n’a jamais demandé, en séance, l’adoption de mesures à l’attention de M. THIBERVILLE ou de Mme CHEBAANE. Comme, par exemple, la révocation, possibilité qu’elle s’engage à mettre localement en œuvre à l’occasion du scrutin de mars prochain. Sauf que le CGCT ne prévoit pas cette possibilité. L’élue devra donc demander une évolution des textes d’ordre public, en sollicitant pour cela M. SAINT MARTIN. Une telle possibilité ouvre la porte aux règlements de compte. Il vaudrait mieux qu’elle s’intéresse en priorité au sort imposé à ses administrés. Notamment à travers sa mission (le patrimoine) dans le centre-ville, alors qu’une partie des bâtiments anciens et architecturalement intéressants devraient être démolie. Les promoteurs….

La ligne municipale du marché (10), exploitée lorsque se déroule ce dernier, est originale : aucun horaire n’est affiché, et les arrêts ne sont pas matérialisés. Son utilisation est gratuite (liaison Plateau-place Pierre Sémard et inversement). Sollicité, le personnel de l’accueil de l’hôtel de ville apparaît ignorer son existence….

La desserte Keolis (11) ne provoque localement aucune difficulté (lignes 3 et 8). Sauf que cette filiale de la SNCF, devrait, avec la réforme du statut de la société nationalisée, devenir juridiquement indépendante. On ne sait pas si cette évolution aura des conséquences locales. Aucun élu villeneuvois n’a évoqué cette situation, comme, d’ailleurs, la refonte du réseau Transdev, après nomination par appel d’offres d‘un opérateur de la ligne D.

A Villeneuve Triage (12), la situation est complexe. Le quartier est en déshérence. Ses habitants bénéficient de la ligne RATP N° 182 (13). De même, il accueille le musée de cet EPIC (14).

La ligne A semble être sur le déclin, préalable à une éventuelle fermeture : à la station SNCF (15), les voyageurs en provenance de la capitale, via le RER, empruntaient le passage souterrain reliant la rue du TGV à l’avenue de Choisy (16), avant, le cas échant, d’atteindre l’arrêt de l’autobus vers Choisy le Roi, situé en face de la sortie (côté RD). La correspondance était donc facile. Mais l’IFM a décidé de reporter cet arrêt plus vers le nord. D’où une désaffection de la clientèle. Le prétexte préalable à une suppression, ceci d’autant plus qu’elle double la desserte assurée par la RATP ? Surtout que la station devrait être abandonnée. M. THIBERVILLE ne s’est malheureusement pas étonné d’une décision, qui va à l’encontre de la politique officielle menée par les élus du CRIF, dans le domaine des transports.

Cette partie de la commune a été mise en valeur lors de l’enquête publique relative à la modernisation de la station de potabilisation d’Eau de Paris à Orly (17). Le commissaire enquêteur a en effet suggéré que soit prolongées jusqu’en rive droite du fleuve (vers la place Mouliérat), les voies du tramway reliant la capitale aux Saules. Le centre d’entretien de cet axe sera en effet situé entre les voies du RER C et la Seine. Il suffirait simplement de construire un ouvrage de franchissement. Une telle proposition est indépendante du projet de passerelle prévue au PLU, entre Villeneuve le Roi et la station.

Le renforcement de l’offre demeure ignoré, alors que la population du quartier devrait doubler, et que l’avenue de Choisy sera encombrée par les camions assurant la desserte du site SNCF.

Dans le complexe ferroviaire, il existe une ligne d’autobus interne au complexe ferroviaire (18), gratuite, reliant le musée à l’atelier de maintenance des RER.

L’amélioration des correspondances rail/route, tant en ce qui concerne les horaires que les éloignements, est un élément indispensable. Par exemple, pour un voyageur peu familier de l’endroit, la dispersion des arrêts autour de la gare principale rend incompréhensible le choix de la ligne routière à utiliser. Surtout qu’il ne peut demander à utiliser un taxi : la station a été supprimée. Mme le maire n’a pas réagi à cette disparition. Dommage pour les usagers de la SNCF qui utilisaient ce service pour des rendre à l’aéroport d’Orly.

Pour les voyageurs en correspondance (Transdev/Transdev et Transdev/Keolis et inversement), il est anormal que la Seine (19) constitue un barrage. A l’image de ce qui s’est passé pour les lignes A et L (20), une solution de continuité doit être adoptée (elles sont fusionnées). Par exemple pour les lignes K et 8. Mais alors se posera le problème de la capacité, et donc de la surcharge, et aussi des désheurages liés aux encombrements routiers. On espère que M. DUROVRAY réagira efficacement. Il ne pourra pas compter sur l’aide de Mme JANODET, vice-présidente de l’EPT GOSB (21) chargée des transports : cette élue a décidé de ne rien faire.

De même, la morphologie des lignes devrait être revue, comme les lignes J1/J2 et aussi la vitesse moyenne, comme sur la ligne K. Et enfin qu’un plan du réseau soit publié.

Les correspondances gagneraient à être adaptées, grâce à une meilleure coordination et la SNCF et le réseau OPTILE. Il est en effet inadmissible, en cas de retard d’un RER à l’arrivée, que l’autobus quitte l’arrêt de la gare centrale quasiment vide : les usagers du rail sont alors obligés d’attendre et d’utiliser la desserte suivante, avant un écrasement garanti. Quant ils peuvent accéder au véhicule. Actuellement, Transdev se révèle incapable de s’adapter aux aléas des usagers de la SNCF. A la direction d’IFM d’intervenir.

Transdev exploite aussi par minibus une ligne privée reliant la gare à la ZI de Limeil-Brévannes.

En cas de défaillance du RER (c’est fréquent), les usagers villeneuvois en direction de la capitale et de la Défense choisissent alors d’utiliser la ligne B, puis le métro à Créteil. Mais le service n’est pas renforcé. Alors…..

Le scénario est identique lors de la suppression du service RER sur la branche desservant le val d’Yerres. Ne reste alors que les lignes A et B (vers le sud). Sauf que certains usagers empruntent le service Keolis pour se rendre à la gare d’Ablon (correspondance avec la ligne C). Le transporteur accroît alors la fréquence sur les 2 lignes routières Keolis.

La durée du service quotidien est insuffisante : lors des premières dessertes, l’affluence est déjà forte. Il devrait y avoir une obligation de correspondance avec le dernier train, ceci indépendamment du service Noctilien (22).

Le nouveau préfet aura à intervenir, du fait de l’attitude regrettable adoptée par son prédécesseur : en cas, de neige, ce dernier avait la fâcheuse habitude de suspendre le trafic des autobus.

Ainsi, à plusieurs reprises, les voyageurs arrivant à la gare n’avaient d’autre solution que de traverser dans la nuit, le froid et la boue le parc Beauregard. Au lieu de prendre des dispositions afin que l’avenue de la République, voirie communale, soit rendue utilisable.

L’une des solutions consisterait à construire une halte ferroviaire (23) aux Graviers, à l’intersection entre les voies de Bourgogne et celle de la LGC (24). Inscrite en 2004 dans le PLU (25), Mme le maire a fait retirer cette réalisation. Dommage….

On attend désormais de connaître la position de M. POIRET, son adjoint délégué à l’urbanisme. Il pourrait ainsi envisager de rouvrir au trafic la gare SNCF de Limeil-Brévannes, implantée sur la ligne ferroviaire reliant Boissy Saint Léger à Brie Comte Robert (26), ceci pour accueillir la desserte locale tant en voyageurs qu’en fret. Le PCF a toujours affirmé une volonté de remettre en service cette relation. Sauf que Mme le maire, pourtant membre de ce parti, refuse d’examiner cette solution.

Surtout que l’adjoint chargé de l’urbanisme aura à intervenir sur le Plateau (27) : son prédécesseur a délivré de permis de construire sans tenir compte de la desserte TC. D’où une affluence concomitante. Aucune solution n’est aujourd’hui proposée pour accéder facilement au centre-ville.

Une hypothèque pèse sur l’avenir de la passerelle qui relie la place Berlioz (28) à la rue du TGV, et qui permet l’accès à la station. Sa vétusté et son inutilité pour la SNCF, à qui elle appartient, rendent hypothétique son maintien. Elle permet l’accès rapide au RER, sans avoir à se soucier des encombrements qui dégradent le temps de trajet routier jusqu’à la gare centrale. La construction du giratoire ne semble pas avoir provoqué une amélioration du trafic de transit.

La ville met gratuitement à la disposition des Villeneuvois un transport à la demande « la navette ») indépendamment de la ligne du marché. Il suffit de téléphoner la veille du déplacement prévu, afin de réserver le véhicule, ceci quelque soit le motif. Sauf qu’il ne transporte pas les usagers en dehors des limites de la commune, par exemple au CHU de Créteil. Mais il est gratuit.

A moyen terme, après analyse détaillée des besoins, opération qui n’intéresse visiblement pas les membres de la majorité (PCF, PS, PRU, LFI), un diagnostic devra être réalisé, et des propositions rendues publiques et débattues. Surtout qu’à terme, le tracé de la ligne J2 devra être modifié, en raison du danger lié à la présence, au bord de l’avenue Kennedy, de la société Martiniquaise (29), classée Seveso, donc à risque technologique majeur (30). Et aussi, avec l’aide du PCS, que soient recherchées des solutions pour maintenir le service des TC, en cas d’inondation, pour cause de submersion du centre historique et de Villeneuve Triage.

On doit cependant se féliciter de la récente nomination d’un secrétaire d’Etat chargé des transports. Le ministre chargé antérieurement du domaine, Mme BORNE, avait en effet brillé par sa médiocrité, lorsqu’elle était intervenue à Villeneuve, en juin 2017. Elle avait en effet refusé de répondre aux questions environnementales.

Comme son homologue, Mme le secrétaire d’Etat chargé du handicap a été prévenue des difficultés. Par exemple, elle devrait intervenir, afin que la gare centrale soit mise aux normes d’accessibilité.

Au début du mois, Mme MORO a informé le public de l’existence de projets électoraux de LFI. Dans le bref programme communiqué, elle exclut toute amélioration des transports. A l’inverse, elle exige que les élus locaux aient la possibilité de révoquer l’un des leurs (!). Un tel scénario n’est pas prévu dans le contenu du CGCT. IL faut donc que les parlementaires votent un texte spécifique. Par un tel discours, l’élue met en cause la souveraineté des 2 assemblées nationales.

Aujourd’hui, les élus locaux refusent de s’investir, alors que le thème des déplacements constituera un élément-clé de la prochaine échéance électorale. Ils se moquent donc ouvertement de l’avenir, étant incapables de définir une politique d’anticipation. A condition qu’ils acceptent de se déranger pour assister aux réunions de l’assemblée communale. Quant on sait qu’une élue est chroniquement absente depuis 4 années. On comprend mieux pourquoi aucun bilan de leur mandat ne soit rendu public, notamment en ce qui concerne l’environnement, la misère, le bétonnage de la cité, et les pathologies liées à la pollution (l’exposome).

 

           LES AMIS DE LA TERRE©                                                     ©

 

 

(1) Voir « la Toile » 10-2-08, 7-7-11, 30-7-11, 30-8-11, 13-10-11, 17-11-11, 30-3-12, 30-4-12, 3-5-12, 24-5-12, 5-7-12, 22-7-12, 2-6-13, 20-1-14, 24-5-14, 7-8-14, 31-8-14, 23-3-15, 12-5-16, 5-11-16 et 13-6-19,

(2) Voir « la Toile » 16-9-02, 9-7-05, 5-11-09, 3-5-10, 8-5-12, 26-12-12, 3-2-13, 2-7-15, 4-7-15, 5-7-15, 10-7-15, 2-8-15, 3-9-15, 13-9-15, 18-9-15, 25-10-15, 7-2-17, 8-4-17, 5-5-17, 14-5-17, 8-11-17 et 21-5-19,

(3) Voir « la Toile » 22-1-13, 30-10-13 24-4-14, 1-4-19, 9-4-19, 20-4-19 et 13-5-19,

(4) Centre-ville : Voir « la Toile 7-7-01, 9-8-01, 12-9-01, 15-3-02, 18-3-03, 20-10-06, 30-10-06, 10-6-09, 18-9-10, 25-5-11, 4-6-11, 27-8-11, 29-8-11, 1-9-11, 18-9-11, 26-9-11, 29-10-11, 29-11-11, 10-12-11, 15-12-11, 11-4-12, 20-5-12, 29-5-12, 24-8-12, 2-9-12, 19-10-12, 25-1-13, 10-4-13, 8-5-13, 26-5-13, 27-5-13, 8-7-13, 10-7-13, 11-7-13, 24-8-13, 6-9-13, 13-9-13, 21-9-13, 25-9-13, 3-10-13, 5-11-13, 21-11-13, 28-11-13, 4-12-13, 6-12-13, 22-12-13, 26-12-13, 27-12-13, 28-12-13, 6-2-14, 10-2-14, 11-2-14, 3-3-14, 30-4-14, 2-6-14, 8-7-14, 2-8-14, 9-8-14, 14-8-14, 7-9-14, 10-11-14, 23-11-14, 26-11-14, 30-11-14, 12-12-14, 20-12-14, 27-12-14, 13-1-15, 3-3-15, 4-3-15, 16-3-15, 20-4-15, 8-9-15, 21-9-15, 2-10-15, 19-10-15, 23-10-15, 27-1-16, 7-4-16, 20-4-16, 9-5-16, 14-5-16, 3-9-16, 31-12-16, 23-1-17, 16-2-17, 5-6-17, 18-6-17, 22-6-17, 23-6-17, 6-7-17, 8-7-17, 11-7-17, 20-7-17, 25-7-17, 30-7-17, 23-9-17, 7-10-17, 15-12-17, 23-2-18, 3-4-18, 6-5-18, 5-6-18, 7-6-18, 20-1-19, 20-2-19, 24-6-19, 8-8-19 et 16-8-19, « 94 Citoyens  » 21-3-14,

(5) Voir « le Républicain » 1-1-87, 25-1-87, 6-8-87, 10-9-87, 2-1-1-88, 6-10-88, 24-11-88, 8-12-88, 31-12-88, 11-1-90, 5-12-91 et 19-11-92, « le Parisien » 19-1-89, 29-8-89 et 13/14-1-90, « la Toile » 4-5-05, 15-7-08, 26-4-13, 13-10-13, 25-4-14, 10-8-14, 27-5-14, 22-3-15, 25-6-15, 20-7-15, 25-5-16, 30-3-17, 12-5-17,

(6) Voir « la Toile » 27-6-05, 14-10-05, 30-3-09, 13-7-09, 13-12-09, 31-12-10, 2-10-17, 1-6-11, 16-10-11, 14-11-11, 28-11-11, 28-3-12, 12-8-12, 28-11-12, 3-5-13, 17-5-14, 6-7-14, 10-10-14, 17-11-14, 23-12-14, 3-1-15, 28-1-15, 12-2-15, 7-3-15, 23-3-16, 7-5-16, 20-3-17, 18-4-17, 28-5-17, 16-7-17, 23-7-17, 26-10-17, 6-2-18, 26-2-18, 29-4-18, 20-5-18 et 19-4-19,

(7) Voir « le Républicain » 12-4-84, 28-6-84, 17-1-85, 5-9-85, 5-2-87, 21-7-88, 8-3-90, 23-5-91, 2-4-92, 26-3-92, 31-8-95 et 5-5-19, « le Parisien » 5-7-84, Banlieue Nouvelles » 5-92, 3-95 et 6-01, « la Toile » 25-5-01, 22-10-04, 22-12-11, 17-2-12, 24-3-12, 20-7-14, 31-7-14, 12-8-14, 18-8-14, 27-10-14, 30-11-14, 3-7-15, 20-2-16, 30-5-16, 14-6-16 et 24-7-16,

(8) Voir « le Républicain » 19-10-95, 9-11-95, 16-11-95, 28-12-95, 22-2-96, 26-9-96, 27-2-97, 20-3-97, 1-5-97, 21-8-97, 24-9-97, 16-10-97 et 24-12-97, « FNAUT INFOS » 10-95, 3-97 et 24-8-07, « la Toile » 26-9-98, 12-10-98, 11-1-99, 8-2-99, 28-2-99, 19-4-99, 30-4-99, 12-7-99, 20-3-00, 30-6-00, 24-7-00, 16-8-00, 30-8-00, 3-9-00, 6-11-00 , 10-12-00, 27-8-01, 20-11-01, 28-11-01, 13-8-02, 23-9-02, 16-12-02, 22-4-03, 19-5-03, 31-5-03, 15-6-03, 7-7-03, 20-7-03, 2-9-03, 23-9-03, 6-11-03, 17-11-03, 10-1-04, 8-4-04, 29-6-04, 18-7-04, 10-8-04, 6-11-04, 22-12-04, 26-12-04, 29-12-04, 30-12-04, 3-1-05, 20-2-05, 4-3-05, 29-6-05, 1-10-05, 29-10-05, 6-3-06, 23-3-06, 5-2-07, 12-2-07, 21-7-07, 1-9-07, 14-9-07, 6-7-08, 19-7-08, 1-8-08, 15-10-08, 21-12-08, 19-7-09, 3-8-09, 16-12-09, 30-1-10, 15-4-10, 30-6-10,20-9-10, 25-9-10, 12-12-10, 16-12-10, 23-12-10, 8-1-11, 5-2-11, 3-4-11, 20-4-11, 27-6-11, 1-8-11, 20-9-11, 5-10-11, 18-10-11, 3-6-12, 25-10-12, 28-10-12, 8-11-12, 2-12-12, 15-12-12, 10-3-13, 17-7-13, 19-7-13, 13-11-13, 23-11-13, 12-12-13, 19-4-14, 7-5-14, 15-5-14, 9-7-14, 2-2-15, 9-4-15, 27-15, 28-1-16, 14-2-6, 8-3-16, 1-4-16, 2-4-16, 12-4-16, 18-4-16, 20-5-16, 5-6-16, 17-6-16, 7-7-16, 6-8-16, 25-8-16, 24-1 1-16, 26-12-16, 3-1-17, 29-1-17, 14-2-17, 20-2-17, 7-8-17, 5-11-17, 23-3-18, 31-3-18, 24-3-19, 26-4-19 et 21-6-19, « Banlieue Nouvelles » 12-04 et 11-10,

(9) Voir « la Toile » 17-9-02, 23-10-02, 2-11-02, 21-8-09, 7-4-12, 13-9-12, 10-10-13, 10-8-16, 20-9-16, 20-10-16 et 27-3-17,

(10) Voir « le Républicain » 13-2-97 et 29-2-97, « la Toile » 18-11-98, 19-12-01, 3-8-03, -28-6-04, 28-6-08, 14-10-08, 18-11-0-8, 13-1-09, 29-9-09, 27-2-10, 22-9-10, 12-11-12 et 22-11-12, « Banlieue Nouvelles » 11-08,

(11) Voir « la Toile » 24-4-07, 28-12-10, 11-7-14, 6-10-14 et 24-11-14,

(12) Voir « la Toile » 27-7-07, 22-6-08, 2-7-08, 13-6-09, 26-4-10, 7-8-11, 14-8-11, 27-1-12, 17-12-12, 14-10-15, 28-2-16, 28-10-16 et 14-11-17, 7-1-18, 16-1-18 et 28-5-18

(13) Voir « le Républicain » 16-8-90 et 30-8-90, « la Toile » 19-8-99, 25-11-02, 23-6-07, 30-7-07, 29-6-08, 23-2-12 et 2-11-12,

(14) Voir « la Toile » 1-10-14,

(15) Voir « le Républicain » 8-1-85, 20-11-86, 14-6-90, 19-7-90, 6-9-90, 5-9-96 et 24-9-97, « le Pari-sien » 14-6-90, 18-6-90 et 19-12-91, « la Toile » 24-5-98, 1-6-98, 15-6-98, 6-7-98, 29-9-98, 19-10-98, 23-3-99, 31-3-99, 12-10-99, 31-12-99, 10-8-01, 6-1-02, 7-12-02, 21-10-03, 10-6-04, 29-9-04, 3-7-05, 11-8-05, 31-8-05, 7-7-06, 5-10-06, 26-12-06, 5-8-07, 3-9-07, 8-10-07, 17-2-08, 16-5-08, 26-10-08, 2-5-09, 17-5-09, 3-7-09, 12-9-10, 23-11-10, 12-9-11, 31-10-11, 2-2-12, 13-5-12, 3-9-12, 18-12-12, 21-1-13, 5-2-13, 13-2-13, 25-3-13, 10-6-13, 24-12-13, 26-3-14, 24-9-14, 18-12-14, 3-7-17, 20-3-18 et 12-1-19, « Banlieue Nouvelles » 2-95,

(16) Voir « le Républicain » 6-9-90, 25-7-96, 9-1-97 et 1-5-97, « le Parisien » 12-7-96, « la Toile » 22-4-98, 6-12-98, 6-2-99, 20-2-99, 3-5-99, 15-6-99, 13-7-99, 23-2-02, 13-10-02, 27-3-03, 3-7-03, 3-11-03, 21-5-04, 20-7-04, 30-10-04, 31-12-04, 11-1-05, 16-2-08 et 11-5-13,

(17) Voir « la Toile » 21-2-05, 27-2-05, 1-9-05, 20-11-10 et 22-2-17,

(18) Voir « la Toile » 3-3-03, 7-7-05, 25-7-06, 30-6-07, 27-12-07, 15-9-13, 8-1-15, 16-5-16, 2-10-17, 29-10-17, 12-4-19, 3-6-19, 5-6-19, 12-6-19 et 7-7-19,

(319) Voir « la Toile » 10-2-08, 7-7-11, 30-7-11, 30-8-11, 13-10-11, 17-11-11, 30-3-12, 30-4-12, 3-5-12, 24-5-12, 5-7-12, 22-7-12, 2-6-13, 20-1-14, 24-5-14, 7-8-14, 31-8-14, 23-3-15 et 12-5-16,

(20) ligne L et A : Voir « le Républicain » 6-9-90, 25-7-96, 9-1-97 et 1-5-97, « le Parisien » 12-7-96, « la Toile » 22-4-98, 6-12-98, 6-2-99, 20-2-99, 3-5-99, 25-6-99, 13-7-99, 23-2-02, 13-10-02, 27-3-03, 3-7-03, 3-11-03, 21-5-04, 20-7-04, 30-10-04, 31-12-04, 11-1-05, 12-2-08, 27-3-09, 8-6-09, 15-4-12, 18-4-16,

(21) Voir « la Toile » 22-2-12, 10-3-12, 5-7-15, 19-8-15, 8-2-16, 9-9-16 et 4-10-17,

(22) Voir « la Toile » 15-1-01, 18-2-08 et 27-6-15,

(23) Voir « la Toile » 7-4-99, 29-4-99, 26-5-99, 29-7-99, 8-8-99, 19-11-99, 18-5-00, 27-11-00, 13-9-01, 28-2-02, 15-3-05, 25-4-07, 5-4-14 et 26-2-15,

(24) Voir « le Républicain » 20-6-96, 14-11-96 et 23-1-97, « le Parisien » 2-6-96 et 2-7-96, « Ban-lieue Nouvelles » 10-96, « la Toile » 23-2-04, 15-4-04, 11-8-04, 11-2-08, 2-9-6-08, 64-09, 21-1-10, 22-3-10, 16-4-11, 24-1-12, 20-2-12, 8-1-14, 13-6-15, 7-8-15 et 12-2-16 et 30-1-18,

(25) Voir « le Républicain » 1-1-87, 25-1-87, 6-8-87, 10-9-87, 21-1-88, 6-10-88, 24-11-88, 8-12-88, 31-12-88, 11-1-90, -5-5-12-91 et 19-11-92, « le Parisien » 19-1-89, 29-8-89 et 13/14-1-89, « la Toile » 4-5-05, 15-7-08, 30-9-11, 29-2-12, 31-3-13, 14-4-13, 29-11-13, 26-1-14, 8-6-14, 2-7-14, 3-7-14, 12-7-14, 14-7-14, 15-7-14, 25-5-15, 26-10-15, 29-10-15, 1-11-15 et 4-7-19,

(26) Voir « le Républicain » 17-1-85, 12-12-85, 11-9-86 et 29-9-88, « le Parisien » 23-1-85, « la Toile » 15-4-09, 3-2-12 et 30-4-19,

(27) Voir « le Républicain » 13-9-84, 8-11-84, 1-8-85 et 10-10-85, « la Toile » 2-3-99, 28-3-05, 28-4-05, 3-5-05, 15-7-12, 7-2-14, 4-5-14, 7-7-14, 19-8-15, 7-10-16, 20-11-16, 8-5-17, 14-9-17 et 30-1-19,

(28) Voir « la Toile » 24-4-06, 7-1-07, 29-5-11 et 9-5-18,

(29) Voir « la Toile » 12-5-18, 12-6-18 et 27-3-19,

(30) Voir « Banlieue Nouvelles » 2-94, « le Répu-blicain » 14-4-94, 29-2-96, 19-12-96, 27-2-97, 26-6-97 et 11-9-97, « la Toile » 23-12-98, 31-8-01, 23-8-03, 4-9-03, 28-10-03, 8-7-08, 10-7-08, 27-7-08, 3-8-08, 7-6-09, 19-3-10, 30-4-10, 5-6-10, 10-4-11, 5-7-11, 24-7-11, 8-8-11, 21-10-11, 24-10-11, 3-11-11, 7-11-11, 19-11-11, 21-12-11, 10-1-12, 16-1-12, 22-1-12, 28-1-12, 30-1-12, 12-2-12, 15-2-12, 18-2-12, 6-5-12, 28-5-12, 30-3-13, 12-8-13, 2-10-13, 27-8-14, 6-9-14, 23-6-15, 2-6-16, 3-6-16, 7-6-16, 27-6-16, 4-7-16, 7-7-16, 12-9-16, 24-10-16, 10-4-17, 6-1-18, 26-1-18, 21-2-19 et 15-3-19.

 

ECOUTER LES CLIENTS

Dans le domaine des déplacements, la situation des Villeneuvois se dégrade. On ne peut compter sur la SNCF, peu préoccupée de investir afin d’améliorer la qualité du service.

 

En 2017, à la gare principale (1), s’est déroulé un incident qui a mis en cause un élu minoritaire, M. BIYIK, et des cheminots du service commercial appartenant de ce service (c’est à dire au contact constant avec le public). La situation a dégénéré, mais l’usager ne s’est pas laissé manipuler.

On sait qu’au sein de l’assemblée communale, sous l’impulsion de M. THIBERVILLE, conseiller municipal chargé de la mobilité, les membres du groupe PCF, par une délibération, ont condamné toute modernisation de la ligne RER D (2), à l’occasion d’un vœu présenté par M. FAISSE, son homologue. Sans fournir la moindre justification quant à ce choix surprenant.

Ceci alors que la situation vécue par leurs concitoyens usagers du rail ne cesse de se dégrader (retards chroniques, suppressions inopinées de trains, surcharges des automotrices, correspondances aléatoires avec le réseau d’autobus dit complémentaire). Tout ceci à quelques mois du changement statutaire de l’entreprise nationalisée, et de la mise en concurrence des entreprises ferroviaires, quant à exploiter le réseau francilien. Les dirigeants de l’EPIC auront besoin d’appuis, alors qu’on ignore si les assemblées communales des villes desservies auront leur mot à dire, quant à la procédure d’appel d’offres mise en œuvre. Ainsi, la situation de la branche sud de la ligne D apparaît précaire. Nul ne sait si la candidature de la SNCF Transilien sera retenue. Le scénario le plus néfaste correspond à l’absence de candidats. La fuite.

La mise en concurrence est indépendante de la transformation du statut en SA. On ignore d’ailleurs quelle seront les conséquences locales de ce bouleversement. Notamment en ce qui concerne le site ferroviaire aujourd’hui en grande partie abandonné. La direction sud-est du transporteur parviendra-t-elle à enfin écouter ses clients ?

 

BV : bâtiment-voyageurs,

CRIF : Conseil Régional d’Ile de France

DAB : distributeur automatique de billets,

EPCI : établissement public de coopération intercommunale,

EPIC : établissement public industriel et commercial,

EPT GOSB : Etablissement Public Territorial Grand Orly Seine Bièvre,

IFM : Ile de France Mobilités,

LFI : la France Insoumise,

LR :, les Républicains,

LRM : la République en Marche,

PC : permis de construire,

PCF : Parti Communiste,

PMR : personne à mobilité réduite,

PRU : Parti des Radicaux Unifiés,

PS : Parti Socialiste,

RD : route départementale,

RER : Réseau Express Régional,

RN : Rassemblement National,

SA : société anonyme,

SNCF : Société Nationale des Chemins de Fer Français,

TC : transports collectifs.

 

Mme PECRESSE, présidente de l’IFM (elle est aussi élue au CRIF), l’autorité de gestion des transports de voyageurs en Ile de France, ne communique pas sur le sujet. A Villeneuve, cet EPCI révèle une profonde impuissance, quant à améliorer la situation. Par exemple en assurant la promotion du pôle intermodal (3), rejeté par Mme le maire.

Alors que la décision d’affecter l’exploitation des différentes lignes au secteur public ou à des transporteurs privés est proche, les dirigeants locaux ne semblent pas conscients de tenter de s’adapter. Les cheminots exigent avant tout de conserver leur statut, et à Villeneuve, régler leur compte avec une municipalité rétive à leur égard. On doit alors s’interroger sur l’intérêt des usagers face à une situation de plus en plus dégénérescente.

La clientèle des TC est fort mécontente, notamment après les conséquences du mouvement social de 2018, et aussi parce que M. THIBERVILLE demeure totalement inerte afin de tenter d’améliorer la situation des voyageurs. L’apologie de l’inaction. Surtout que les élus, en séance, prennent le plus grand soin de ne pas aborder le thème des déplacements dans leur ville. En 2014, ils n’ont pas été désignés pour demeurer muets.

Surtout qu’en plus, depuis quelques semaines, un certains nombre de trains sont supprimés en raison des travaux de rénovation de l’infrastructure. D’où des attentes encore plus pénibles pour ceux qui empruntent les autobus de Transdev. Ils sont de plus transportés dans des conditions inqualifiables. Notamment sur la ligne J2. M. THIBERVILLE ne s’engage pas à contraindre l’IFM d’assurer correctement la mission qui lui a été confiée, alors que le transport constituera un élément-clé des enjeux de la prochaine échéance électorale (mars 2020). Alors que des solutions existent.

  1. BIYIK a donc été une première fois condamné, puis a fait appel. En effet, à l’heure où, selon les 2 agents SNCF, Mmes MOTTE et JOLY, s’est déroulé l’incident, il n’était pas à Villeneuve. Il l’a prouvé. Le président de la cour ne semble pas avoir été dupe : lors de la rédaction du jugement, les mots utilisés sont significatifs. L’élu a donc été relaxé, et a ensuite porté plainte pour déclaration calomnieuse.

Une telle situation envers les écologistes locaux n’est pas originale : depuis plus de 10 ans, la direction locale montre qu’elle déteste ceux qui sympathisent avec cette idéologie. La contestation par la répression.

Le chef d’établissement (le dirigeant de la gare), ainsi que les syndicats de cheminots demeurent particulièrement discrets sur cet évènement. Comme les membres de l’assemblée communale (plusieurs sont des retraités de la SNCF), alors qu’ils sont indirectement impliqués.

  1. BIYIK n’admet pas que l’on porte à son honneur, ceci d’autant plus qu’il agit dans beaucoup de thèmes, comme il s’y était engagé il y a 5 années. Certains évoquent une manipulation.

Surtout qu’un point demeure obscur : comment les agents prétendument insultés connaissaient-ils son nom ? Sont-ils allés à l’hôtel de ville, afin de consulter le trombinoscope des élus locaux? La délation de la municipalité, vestige d’un autre âge ?

Malheureusement, la vidéo (l’enregistrement des images) a été détruit (il n’est conservé que pendant 3 jours). La direction de la gare n’a pas imaginé qu’elle pourrait servir de pièce à conviction, ou à décharge, et l’a fait effacer sans vergogne. L’erreur….

La direction juridique du transporteur, Mme PECRESSE et M. le préfet ont été prévenus de cette procédure jugée infondée pour le plaignant.

On attend donc de connaître la suite donnée à l’élu, sachant que celui-ci est un défenseur de l’usage des TC. A Villeneuve, il a donc fort affaire, alors que Mme le maire ne considère que l’aspect Téléval (4). On attend aussi de connaître la position de Mme JANODET, vice-présidente de l’EPT GOSB chargée des transports. Elle est même intervenue, afin de supprimer la station de taxis (en façade de la gare).

La direction locale de la société nationalisée devrait plutôt examiner les difficultés des usagers, comme les PMR, la saturation des 2 passages souterrains, le fonctionnement des tripodes, des écrans informant des correspondances Transdev, en panne depuis 2 années, et des DAB, et aussi de l’information trop souvent défaillante. Mme CHEBAANE, conseillère municipale délégué au handicap a été informée de la nécessité d’adapter l’infrastructure à la circulation de tous les voyageurs. Elle n’a pas répondu.

Surtout que Mme le maire vient de déclarer que le BV serait reconstruit, alors que la SNCF reste muette à ce sujet, et qu’aucune demande de permis n’a à ce jour été déposée.

Tout ceci survient dans un contexte particulier : la SNCF envisage en effet de reconstruire le technicentre (5) de Villeneuve Prairie, affecté à l’entretien des trains de la ligne D. Lors de la concertation qui vient de s’achever, les élus locaux ont refusé d’aborder le sujet en séance, et donc d’exprimer un avis global. Alors même que le futur établissement, remplaçant l’existant, est établi sur le territoire des villes de Choisy le Roi, Créteil et Villeneuve Saint Georges.

Dans cette dernière commune, un transbordeur aérien devrait être installé au Grand Mât, afin de relier le complexe ferroviaire au port Bergeron (au-dessus de la RD 138 et des voies du Bourbonnais). Il devrait permettre d’évacuer les déchets de démolition de l’actuel atelier de maintenance.

Sauf que l’ouvrage installé dans la commune, exigera de recevoir un PC, et qu’à ce jour, aucune information n’a été diffusée au sujet des éventuelles nuisances liées au fonctionnement de celui-ci. On attend à ce sujet de connaître la position de M. DUTHEIL, adjoint, au maire délégué à l’environnement, et aussi quelle sera la décision de M. POIRET, son homologue qui aura à délivrer l’autorisation de construire le dispositif.

La calomnie est une notion contestable. Mais elle est ici avérée. M. BIYIK a demandé la réparation du préjudice subi par l’octroi de dommages et intérêts. On ignore le motif réel de la plainte initiale des agents de la SNCF, alors que l’élu intervient souvent en séance de l‘assemblée communale, pour contester quelques-unes des décisions de Mme le maire. Il joue ainsi parfaitement le rôle qui lui a été attribué en 2014. Un élu qui tient ses promesses, qui se traduisent par la défense des intérêts de ses administrés…. Sachant qu’il ne rencontre guère de succès, car ni Mme le maire, ni M. THIBERVILLE ne semblent vouloir remettre en cause leurs choix. Ont-ils conscience de leur incapacité à gérer une ville de plusieurs dizaines de milliers d’habitants ? Seuls les promoteurs immobiliers sont entendus.

Les propos inexacts tenus par les 2 salariées de l’entreprise publique pourraient avoir comme dessein de nuire à la réputation de l’élu. De telles déclarations sont punissables. La preuve de la dérive est ici flagrante. Les faits sont outranciers. Ils mettent en cause un représentant de la population.

L’acte prétendument répréhensible (une pseudo-insulte) ne semble pas avoir été commis. La procédure doit tenir. Surtout que les mots ont été proférés dans un cadre public. Il ya ici une volonté déplacée. Les Villeneuvois, sauront-ils un jour la vérité ?

Alors qu’il s’est largement investi dans la vie locale, M. BIYIK apparaît être la victime d’une pression. Il n’a bénéficié d’aucun soutien de l’assemblée dont il est membre. A l’inverse de Mme RAVIENDRANATHAN, conseillère municipale de la majorité, qui ne se dérange plus depuis 4 ans, il est présent à chaque séance. Comme dans beaucoup d’autres domaines, les élus locaux (PCF, PRU, LFI, PS, DLF, RN, LR) semblent hermétiques à essayer d’évoluer, en ce qui concerne les transports. Seul M. FAISSE (LRM) a tenté sans succès d’intervenir. La régression est donc assurée. Les générations futures apprécieront.

 

LES AMIS DE LA TERRE ©

 

(1) Voir « la Toile » 10-2-08, 7-7-11, 30-7-11, 30-8-11, 13-10-11, 17-11-11, 30-3-12, 30-4-12, 3-5-12, 24-5-12, 5-7-12, 22-7-12, 2-6-13, 20-1-14, 24-5-14, 7-8-14, 31-8-14, 23-3-15, 12-5-16, 5-11-16 et 13-6-19,

(2) Voir « le Républicain » 19-10-95, 9-11-95, 16-11-95, 28-12-95, 22-2-96, 26-9-96, 27-2-97, 20-3-97, 1-5-97, 21-8-97, 24-9-97, 16-10-97 et 24-12-97, « FNAUT INFOS » 10-95, 3-97 et 24-8-07, « la Toile » 26-9-98, 12-10-98, 11-1-99, 8-2-99, 28-2-99, 19-4-99, 30-4-99, 12-7-99, 20-3-00, 30-6-00, 24-7-00, 16-8-00, 30-8-00, 3-9-00, 6-11-00 , 10-12-00, 27-8-01, 20-11-01, 28-11-01, 13-8-02, 23-9-02, 16-12-02, 22-4-03, 19-5-03, 31-5-03, 15-6-03, 7-7-03, 20-7-03, 2-9-03, 23-9-03, 6-11-03, 17-11-03, 10-1-04, 8-4-04, 29-6-04, 18-7-04, 10-8-04, 6-11-04, 22-12-04, 26-12-04, 29-12-04, 30-12-04, 3-1-05, 20-2-05, 4-3-05, 29-6-05, 1-10-05, 29-10-05, 6-3-06, 23-3-06, 5-2-07, 12-2-07, 21-7-07, 1-9-07, 14-9-07, 6-7-08, 19-7-08, 1-8-08, 15-10-08, 21-12-08, 19-7-09, 3-8-09, 16-12-09, 30-1-10, 15-4-10, 30-6-10,20-9-10, 25-9-10, 12-12-10, 16-12-10, 23-12-10, 8-1-11, 5-2-11, 3-4-11, 20-4-11, 27-6-11, 1-8-11, 20-9-11, 5-10-11, 18-10-11, 3-6-12, 25-10-12, 28-10-12, 8-11-12, 2-12-12, 15-12-12, 10-3-13, 17-7-13, 19-7-13, 13-11-13, 23-11-13, 12-12-13, 19-4-14, 7-5-14, 15-5-14, 9-7-14, 2-2-15, 9-4-15, 27-15, 28-1-16, 14-2-6, 8-3-16, 1-4-16, 2-4-16, 12-4-16, 18-4-16, 20-5-16, 5-6-16, 17-6-16, 7-7-16, 6-8-16, 25-8-16, 24-11-16, 26-12-16, 3-1-17, 29-1-17, 14-2-17, 20-2-17, 7-8-17, 5-11-17, 23-3-18, 31-3-18, 24-3-19, 26-4-19 et 21-6-19, « Banlieue Nouvelles » 12-04 et 11-10,

(3) Voir « la Toile » 17-9-02, 23-10-02, 2-11-02, 21-8-09, 7-4-12, 13-9-12, 10-10-13, 10-8-16, 20-9-16, 20-10-16 et 27-3-17,

(4) Voir « la Toile » 22-1-13, 30-10-13 24-4-14, 1-4-19, 9-4-19, 20-4-19 et 13-5-19,

(5) Voir « la Toile » 3-3-03, 7-7-05, 25-7-06, 30-6-07, 27-12-07, 15-9-13, 8-1-15, 16-5-16, 2-10-17, 29-10-17, 12-4-19, 3-6-19, 5-6-19, 12-6-19 et 7-7-19.

 

ANTICIPER LE BUDGET

Malgré l’approche des élections, les élus persistent à ne pas appréhender la réalité, et à consentir à des opérations que ne permettent pas les finances. D’où une divergence.

 

 

Lors de la réunion de l’assemblée communale du 27 juin dernier, une des délibérations présentée concernait l’avenir du quartier de Belleplace (1): les élus ont eu à approuver l’achat de 3 terrains bâtis situés du côté des numéros pairs du chemin des Pêcheurs. Mais la situation est devenue particulièrement complexe.

Ceci, d’une part, du fait du risque d’inondation (2) du tissu urbain de ce quartier, en raison des crues de l’Yerres (3) et de la Seine (4), et aussi de l’existence d’un projet d’ENS (5) lancé en 2011 par le conseil départemental et transféré à l’EPT GOSB depuis le 1er janvier de l’an dernier. Cette nouvelle voie, appelée aussi coulée verte, devrait être créée entre le chemin et la rivière.

L’espace naturel envisagé sera intégré au prolongement de la promenade située dans le département de l’Essonne, le long de la rivière. Le SYAGE a pris une part importante dans la réalisation de celle-ci.

Côté rive gauche de l’Yerres, plusieurs parcelles ont été acquises à l’amiable, et les pavillons qu’ils supportaient ont été détruits. Alors qu’il existe dans la commune une liste d’attente de logements de plusieurs milliers de familles….

Seuls 2 propriétaires ont refusé de vendre à l’amiable leur patrimoine. Le prix proposé leur apparaissait insuffisant. D’où actuellement le gel des terrains acquis, dont certains se transforment en décharges sauvages. Le projet est donc suspendu sans la moindre explication.

Il ne respecte plus à l’EPT que de demander à M. le préfet qu’il lance la procédure d’expropriation. Sauf que le coût de l’éviction demeure à la charge de l’intercommunalité. Et que l’action à engager auprès du TGI est longue et aléatoire. Surtout qu’aucune étude de fréquentation de la future coulée n’a été à ce jour publiée. Et que le départ des 2 propriétaires contestataires devra être financé. Le budget….

 

CLE : commission locale de l’eau,

DCE : directive-cadre sur l’eau,

DPU : droit de préemption urbain,

DUP : déclaration d’utilité publique,

ENS : espace naturel sensible,

EPT : établissement public territorial,

EPT GOSB : Etablissement Public Grand Orly Seine Bièvre,

LFI : la France Insoumise,

PCF : Parti Communiste Français,

PCS : plan communal de sauvegarde,

PLU : plan local d’urbanisme,

PPRI : plan de prévention du risque inondation,

PRU : Parti des Radicaux Unifiés,

PS : Parti Socialiste,

RN : route nationale,

SAF : Syndicat d’Action Foncière,

SAGE : schéma d’aménagement et de gestion de l’eau,

SYAGE : Syndicat Mixte d’Aménagement et de Gestion de l’Eau,

TGI : tribunal de grande instance,

UE : Union Européenne,

ZAC : zone d’aménagement concerté.

 

Aucun des élus locaux membre de la gouvernance du Territoire (Mmes le maire, DINNER et ALEXANDRE, MM. BOYER et GAUDIN) n’a à ce jour évoqué le sujet. Pourquoi ?

Tout au début du chemin des Pêcheurs, contigu au garage de l’avenue de Melun, la commune a vendu un terrain constructible à la société Nexity (au N° 2 du chemin des Pêcheurs), puis Mme le maire s’est ravisée après la transaction, en déclarant que cette parcelle serait transformée en espace vert (?). On attend à ce sujet de connaître la position de M. POIRET, adjoint au maire délégué à l’urbanisme. Elle a ensuite affirmé qu’il y avait beaucoup de participants à l’élaboration du projet de renaturation. Sauf qu’aucun représentant d’une association spécialisée dans le domaine de l’environnement n’a été invité à s’exprimer.

De plus, le chemin est grevé d’une hypothèque : du fait de l’achat du moulin de Senlis (6) par la ville de Montgeron, et de son ouverture au public après rénovation, les riverains devront subir les nuisances liées à une augmentation sensible de la circulation routière. Avec, donc, la possibilité d’un élargissement de la voirie. M. DUTHEIL, adjoint au maire délégué à l’environnement, a été saisi de cette situation. Il a refusé d’intervenir.

A la fin de l’année dernière séance du conseil municipal (le 21 décembre), le prédécesseur désormais décédé de M. POIRET, avait été mandaté en séance, par les élus, afin de réaliser une étude complète de la situation du foncier et des possibilités futures. Ceci afin d’agrandir le périmètre de l’ENS du côté des numéros pairs du chemin des Pêcheurs. Malheureusement, Mme le maire et M. KHOKKAR, son adjoint chargé de la politique de la ville, semblent avoir oublié cette procédure. Ils n’ont jamais évoqué l‘état d’avancement de cette réalisation. Et aussi, selon l’élue, que le contenu du PLU serait modifié avant le 30 juin 2019.

Ce soir-là, M. FAISSE, conseiller municipal, a rappelé que sur les derniers 35 kilomètres de la rivière, il y avait pas moins de 8 barrages de régulation du débit (l’un d’entre eux est inopérant, à cause d’un dysfonctionnement, situation qui a provoqué une inondation en amont de Villeneuve). Répondant à une intervention de M. BIYIK, son homologue, Mme le maire a déclaré être en mesure d’acheter les biens.

Une telle incertitude sur l’avenir du patrimoine privé provoque une inquiétude fondée chez les Villeneuvois atteints, surtout que la seule association du quartier, au Fil de l’Eau, a refusé de se mêler du sujet.

En cas de vente, ils doivent désormais informer leur acheteur de la mainmise potentielle de la majorité municipale, qui souhaite acquérir les parcelles concernées par la délibération. Ceci en utilisant le DPU (7). Il y a donc un risque de raréfaction des transactions. Mais ils peuvent utiliser le droit de délaissement, et obliger la ville à acquérir leur bien au prix fixé par France-Domaines.

Surtout que les terrains sont, au niveau du PLU (8), classés comme constructibles. Un acheteur (côté des numéros pairs) pourra donc demander et obtenir ensuite un permis de construire. M. POIRET aurait dû demander à M. MARCHAND, vice-président de l’EPT chargé de ce document, de modifier le zonage, pour les classer en zone naturelle dite N. Ceci afin de limiter les recours à la justice. Il faut empêcher toute nouvelle construction. L’élu local sait-il cela ?

Surtout que le contenu du PCS, outil destiné à gérer une crue, et donc une submersion de l’habitat, n’a jamais été examiné en séance de l’assemblée communale. Les élus n’ont donc pu débattre, exprimer un avis, et éventuellement approuver les éléments présentés. Ceci malgré les demandes répétées de M. BIYIK.

On attend donc de connaître la position de M. MARCHAND, sachant que la récente modification du PLU à Villeneuve Triage (9) et que les projets de démolition dans le quartier de la Grille (10) n’ont pas de lien avec la situation à Belleplace.

Le délai d’évolution du contenu du PLU annoncé par Mme le maire est aujourd’hui dépassé. Selon l’élue, le nouveau plan devrait être adopté en septembre prochain. Sauf qu’il n’y a eu ni enquête publique, ni explication de la part de M. MARCHAND.

Tout ceci conduit à échafauder un scénario d’autant plus inquiétant que la ligne d’autobus traversante dans les 2 quartiers, promise en 2014, n’a pas vu le jour : après acquisition en accord avec les propriétaires, la ville pourrait revendre aux promoteurs immobiliers.

Le mécontentement est important sachant que les Villeneuvois de cette partie de la commune se sentent abandonnés. Tous l’ont constaté lors des crues de 2016 et de 2018 : Mme le maire et M. DUTHEIL n’avaient choisi que la solution d’évacuer ses administrés envahis. Autrefois, avec du matériel et l’aide des agents territoriaux, les services communaux étaient largement déployés pour assister la population victime, ceci dans la mesure où elle souhaitait demeurer à son domicile. De plus en 2018, l’Etat a accordé une indemnisation des sinistrés. La distribution de l’aide s’est déroulée dans des conditions discriminatoires. M. GAUDIN, conseiller municipal, s’en est offusqué. Sans résultat.

On ignore aussi la position de 2 adjoints membres de la gouvernance du SYAGE, Mme BOUSSON (PS) et M. HENRY (PCF). Sollicités, ceux-ci ont dédaigné répondre. Dans le cadre de la DCE, l’évolution de la morphologie du lit de la rivière n’a jamais été évoquée. De même, en ce qui concerne la révision du SAGE (11). Sachant que l’adaptation du cours au contenu de la directive de l’UE va entraîner un bouleversement des conditions de débordement, de la vitesse du courant et des caractéristiques faunistiques. M. DUTHEIL est systématiquement demeuré muet sur ces 3 points.

De plus, le lit du ru d’Oly (12), qui sépare les quartiers de Belleplace et du Blandin, devrait être découvert. Mais aucune proposition n’a été publiée dans ce sens.

A travers son inaction chronique dans le domaine du cadre de vie, on constate une fois de plus le mépris de la majorité municipale (PCF, PS, LFI, PRU) pour tout ce qui concerne la protection de l’environnement. On espère que les membres de la CLE, compétente pour toute la partie avale de l’Yerres, sauront réagir face à une telle inertie. On est loin des engagements d’il y a 5 ans. On se souvient aussi qu’une élue de Brunoy a proposé de raser tout le tissu urbain….

On doit donc craindre qu’en accord avec la majorité, ou de ce qu’il en reste, le foncier de Belleplace ne soit livré à la spéculation. C’est-à-dire que M. POIRET pratique la politique de remplacement. On sait que les procédures engagées n’aboutissent pas : 9 années après la création de la ZAC du centre-ville (13), aucune surface habitable neuve n’a été livrée.

Aucune association locale spécialisée dans le domaine du cadre de vie n’est écoutée. Toutes leurs propositions sont systématiquement rejetées. La démocratie oubliée.

On peut toutefois se rassurer : sans DUP signée par M. le préfet, il est impossible d’exproprier le patrimoine situé côté pair du chemin des Pêcheurs. Et il faut que cette personnalité soit convaincue de son choix. Surtout avant l’échéance électorale de mars 2020.

En cette soirée du mois de juin, Mme le maire a présenté la situation, en qualifiant le projet controversé de renaturation de la trame bleue (?). Mais cette volonté a une limite, comme la majorité l’a montrée, en acceptant la destruction d’un espace agricole, sur le Plateau (14), dans le cadre du projet de téléphérique (15).

La lecture du contenu du PPRI révèle que la zone considérée (à l’ouest du chemin des Pêcheurs) est coloriée en orange : c’est-à-dire qu’elle est facilement submergée. Lors de la dernière inondation, l’eau atteignait 1 m de hauteur chez les particuliers. La chaussée était envahie et donc inutilisable, mais l’usage du sentier de secours permettait l’accessibilité, moyennant certaines précautions.

Si M. POIRET confirme la volonté de transformer cette partie du quartier en zone naturelle, il doit obtenir du préfet la révision du PPRI, procédure particulièrement lourde, pour classer l’endroit en zone rouge. On risque ainsi, selon cet élu, de se retrouver avec une zone naturelle constructible (??). La logique.

Mme le maire adonc présenté un projet de délibération favorable à l’agrandissement des limites de l’ENS. Alors qu’aucune enquête publique ne s’est déroulée, afin notamment de recueillir l’avis des habitants (l’une se rapporte au changement de zonage du PLU, l’autre à la modification des limites du PPRI). L’élue a évoqué la modification des rives aujourd’hui artificialisées, l’effacement du barrage du moulin de Villeneuve, la création d’un cheminement piétons, la lutte contre les espèces animales invasives, le rétablissement de la ripisylve,…. Elle n’a développé aucun élément, au sujet de la position de ses administrés. On peut être surpris que l’élue n’évoque pas le risque de développement de pathologies, lorsque l’eau subsiste dans les cavités, après retour de la rivière dans son lit. Mme RICHETON, adjointe au maire déléguée à la santé, est elle aussi demeurée silencieuse.

Elle n’a pas évoqué l’existence de la conduite qui, pendant près d’un mois, au printemps 2018, à encombré le quai d’Yerres, en reliant le pont routier de la RN 6 (16) au confluent, sans qu’une autorisation d’occupation du domaine public n’ait été délivrée.

Tout ceci sans consulter les habitants, alors que l’expérience montre qu’il est préférable de les laisser à leur domicile, plutôt que de les héberger dans des gymnases. On doit à ce sujet regretter l’attitude de M. JONCRET, adjoint au maire délégué à la participation des Villeneuvois à la vie locale. Il est demeuré sans voix au sujet de Belleplace.

Une étude de faisabilité a été réalisée par l’EPT. Mais son contenu demeure encore confidentiel. Aucune valeur n’est fixée quant au financement de l’opération. On ne connaît pas la position ni de M. le préfet, ni de M. MARCHAND. De même, aucune date n’est avancée quant à la durée, le volume, et à la qualité des travaux envisagés.

Pour la majorité de l’assemblée communale, la maîtrise foncière devrait répondre à la demande des habitants. Aucun élément n’est fourni pour justifier de tels propos. Pourquoi ne pas effectuer un référendum (17) parmi les personnes domiciliées dans ces 2 quartiers ?

Ainsi, la ville a donc reçu l’approbation des élus, au sujet de l’acquisition de 3 terrains situés chemin des Pêcheurs, au Nos 82 (98 000 €) 112 (24 000 €) et 136 (248 000 €). Le contribuable villeneuvois sera donc sollicité, alors que l’opération prévue demeure confuse.

Toutefois, elle sera réalisée par portage foncier d’une durée de 4 années : le SAF va provisoirement financer l’acquisition, dans le but que, dans ce délai, l’EPT achète les parcelles. Dans la mesure où celui-ci existe encore. Si l’intercommunalité n‘agit pas, la ville devra rembourser le syndicat. Mais déjà, cette dernière doit verser 10% de la transaction. Cette situation hypothèque donc le budget communal futur, la municipalité s’étant engagée par convention à reprendre le patrimoine.

Le système utilisé évite d’imputer immédiatement et lourdement les finances locales. Il implique les générations futures. M. GAUDIN a déjà protesté contre un tel système, du fait notamment qu’aucune analyse de l’impact de cette somme due n’est proposée par un tel dispositif. Alors que la pauvreté s’étend et donc que les recettes fiscales diminuent. Plusieurs élus ont approuvé la situation en votant le projet de délibération (Mme le maire, MM. HENRY, DUTHEIL, PILATTE, POIRET, JONCRET, DAVIDE, GARCIA, DELCROS, THIBERVILLE, BENYAKLEF, BOYER, CHERIGUENE, FAISSE, BIYIK et MAILLOCHON, Mmes RICHETON, BOUSSON, GAYE, CABELLO, DEBBACHE, CHEBAANE, BENMOUSSA, MORO, NIASME, PEYNOT et DALAIZE). On a pu remarquer l’attitude de M. BIYIK, celle de M. KHOKKAR (il s’est abstenu), et aussi la position de Mme MORO, présidente du groupe LFI, qui se prétend écologiste ! Le résultat est révélateur du fossé qui sépare les élus de la réalité vécue par leurs administrés. Et aussi du manque de volonté des membres de l’assemblée à vouloir examiner le contenu des projets de délibérations.

Le SAF a tout intérêt à laisser la situation se dégrader, c’est-à-dire à ne pas entretenir les terrains acquis par la ville : le prix de vente des pavillons voisins de ces derniers devrait alors diminuer, du fait de l’état de médiocrité du milieu urbain. Avec le risque de squat. Le syndicat n’assure que la gestion courante du bien.

A la fin de la durée du portage, si la ville ne peut satisfaire à son engagement, les parcelles seront alors vendues à un promoteur, qui s’empressera de bâtir, en prenant certaines précautions du fait de l’inondabilité. Pour éviter une telle dérive, la majorité municipale devrait exiger de l’EPT (18) le changement du zonage du PLU, rendant ainsi toute construction impossible.

Avec toutes les difficultés liées au risque majeur. Sachant que M. DUTHEIL ne semble pas vouloir intervenir, que la municipalité est susceptible de changer à l’occasion du prochain scrutin, et en raison du rejet qui se généralise. Il est ainsi possible de définir une autre stratégie que celle imposée par la majorité. On attend donc avec impatience de connaître les résultats de l’étude lancée et l‘attitude à cet égard de M. POIRET.

LES AMIS DE LA TERRE©

 

 

(1) Voir » la Toile » 10-11-17 et 22-1-18, 11-2-18, 22-4-19, 16-5-19 et 1-6-19,

(2) Voir « Banlieue Nouvelles » 2-94, « le Républi-cain » 14-4-94, 29-2-96, 19-12-96, 27-2-97, 26-6-97 et 11-9-97, « la Toile » 23-12-98, 31-8-01, 23-8-03, 4-9-03, 28-10-03, 8-7-08, 10-7-08, 27-7-08, 3-8-08, 7-6-09, 19-3-10, 30-4-10, 5-6-10, 10-4-11, 5-7-11, 24-7-11, 8-8-11, 21-10-11, 24-10-11, 3-11-11, 7-11-11, 19-11-11, 21-12-11, 10-1-12, 16-1-12, 22-1-12, 28-1-12, 30-1-12, 12-2-12, 15-2-12, 18-2-12, 6-5-12, 28-5-12, 30-3-13, 12-8-13, 2-10-13, 27-8-14, 6-9-14, 23-6-15, 2-6-16, 3-6-16, 7-6-16, 27-6-16, 4-7-16, 7-7-16, 12-9-16, 24-10-16, 10-4-17, 6-1-18, 26-1-18, 21-2-19 et 15-3-19,

(3) Voir « le Républicain » 1-3-90, 29-3-90-5-19,, 16-1-92, 11-6-92, 6-5-93, 13-8-93, 26-5-94, 2-6-94, 7-7-94, 6-10-94, 2-3-95, 12-9-96, 19-9-96 et 2-1-97, « le Parisien » 28-3-90, 28-1-92, 20-5-92, 2-6-92, 1-10-92, 8/9-5-93, 13-8-93, 16-8-93 et 18-9-96, « Banlieue Nouvelles » 7-94, 10-94 et 5-07, « la Toile » 25-10-00, 26-8-03, 15-3-06, 10-4-06, 18-4-06, 2-5-06, 29-1-07, 18-4-07, 21-5-07, 25-7-07, 11-8-07, 24-6-08, 20-4-09, 22-10-10, 30-12-11, 3-1-12, 17-4-18 et 16-5-18,

(4) Voir « la Toile » 10-2-08, 7-7-11, 30-7-11, 30-8-11, 13-10-11, 17-11-11, 30-3-12, 30-4-12, 3-5-12, 24-5-12, 5-7-12, 22-7-12, 2-6-13, 20-1-14, 24-5-14, 7-8-14, 31-8-14, 23-3-15 et 12-5-16,

(5) Voir « la Toile » 25-6-11, 3-8-11, 18-7-12, 10-11-12, 9-12-12 et 13-4-14,

(6) Voir « la Toile » 19-8-17 et 14-1-18,

(7) Voir « la Toile » 13-1-13, 4-2-13, 28-2-13 et 7-4-17,

(8) Voir « le Républicain » 1-1-87, 25-1-87, 6-8-87, 10-9-87, 21-1-88, 6-10-88, 24-11-88, 8-12-88, 31-12-88, 11-1-90, -5-5-12-91 et 19-11-92, « le Pari-sien » 19-1-89, 29-8-89 et 13/14-1-89, « la Toile » 4-5-05, 15-7-08, 30-9-11, 29-2-12, 31-3-13, 14-4-13, 29-11-13, 26-1-14, 8-6-14, 2-7-14, 3-7-14, 12-7-14, 14-7-14, 15-7-14, 25-5-15, 26-10-15, 29-10-15, 1-11-15 et 4-7-19,

(9) Voir « la Toile » 27-7-07, 22-6-08, 2-7-08, 13-6-09, 26-4-10, 7-8-11, 14-8-11, 27-1-12, 17-12-12, 14-10-15, 28-2-16, 28-10-16 et 14-11-17, 7-1-18, 16-1-18 et 28-5-18,

 

 

 

 

 

(10) Voir « la Toile » 5-12-16, 25-6-17, 15-7-17, 29-7-17, 31-7-17, 30-8-17, 18-9-17 et 8-10-17,

(11) Voir » la Toile » 29-9-10, 15-12-10, 4-1-11, 6-2-11-, 15-2-11, 20-2-11, 25-2-11, 14-4-11, 9-5-11, 3-6-11, 18-2-11 et 23-12-11,

(12) Voir « la Toile » 29-2-08,

(13) Voir « la Toile 7-7-01, 9-8-01, 12-9-01, 15-3-02, 18-3-03, 20-10-06, 30-10-06, 10-6-09, 18-9-10, 25-5-11, 4-6-11, 27-8-11, 29-8-11, 1-9-11, 18-9-11, 26-9-11, 29-10-11, 29-11-11, 10-12-11, 15-12-11, 11-4-12, 20-5-12, 29-5-12, 24-8-12, 2-9-12, 19-10-12, 25-1-13, 10-4-13, 8-5-13, 26-5-13, 27-5-13, 8-7-13, 10-7-13, 11-7-13, 24-8-13, 6-9-13, 13-9-13, 21-9-13, 25-9-13, 3-10-13, 5-11-13, 21-11-13, 28-11-13, 4-12-13, 6-12-13, 22-12-13, 26-12-13, 27-12-13, 28-12-13, 6-2-14, 10-2-14, 11-2-14, 3-3-14, 30-4-14, 2-6-14, 8-7-14, 2-8-14, 9-8-14, 14-8-14, 7-9-14, 10-11-14, 23-11-14, 26-11-14, 30-11-14, 12-12-14, 20-12-14, 27-12-14, 13-1-15, 3-3-15, 4-3-15, 16-3-15, 20-4-15, 8-9-15, 21-9-15, 2-10-15, 19-10-15, 23-10-15, 27-1-16, 7-4-16, 20-4-16, 9-5-16, 14-5-16, 3-9-16, 31-12-16, 23-1-17, 16-2-17, 5-6-17, 18-6-17, 22-6-17, 23-6-17, 6-7-17, 8-7-17, 11-7-17, 20-7-17, 25-7-17, 30-7-17, 23-9-17, 7-10-17, 15-12-17, 23-2-18, 3-4-18, 6-5-18, 5-6-18, 7-6-18, 20-1-19, 20-2-19, 24-6-19, 8-8-19 et 16-8-19, « 94 Citoyens  » 21-3-14,

(14) Voir « le Républicain » 13-9-84, 8-11-84, 1-8-85 et 10-10-85, « la Toile » 2-3-99, 28-3-05, 28-4-05, 3-5-05, 15-7-12, 7-2-14, 4-5-14, 7-7-14, 19-8-15, 7-10-16, 20-11-16, 8-5-17, 14-9-17 et 30-1-19,

(15) Voir « la Toile » 22-1-13, 30-10-13 24-4-14, 1-4-19, 9-4-19, 20-4-19 et 13-5-19,

(16) Voir « le Républicain » 1-1-87, 25-1-87, 6-8-87, 10-9-87, 2-1-1-88, 6-10-88, -24-11-88, 8-12-88, 31-12-88, 11-1-90, 5-12-91 et 19-11-92, « le Pari-sien » 19-1-89, 29-8-89 et 13/14-1-90, « la Toile » 4-5-05, 15-7-08, 26-4-13, 13-10-13, 25-4-14, 10-8-14, 27-5-14, 22-3-15, 25-6-15, 20-7-15, 25-5-16, 30-3-17, 12-5-17, 26-5-17, 26-6-17 et 9-7-17,

(17) Voir « la Toile » 29-7-14,

(18) Voir « la Toile » 22-2-12, 10-3-12, 5-7-15, 19-8-15, 8-2-16, 9-9-16 et 4-10-17.

 

L’INCITATION

La situation du centre-ville n’évolue guère. Aucun  des projets présentés depuis 10 ans n’a été mis en œuvre. La municipalité ne s’exprime pas sur l’avenir de ce secteur.

 

 

A la fin de l’année 2013, dans le cadre des dispositions du code de l’urbanisme relatives à la création d’une ORI, une enquête publique spécifique s’est déroulée à Villeneuve. Mme HELYNCK, commissaire enquêteur, a animé cette procédure. Elle concerne les groupes d’immeubles situés aux Nos 17, 19, 30 et 132 de la rue de Paris. Elle est indépendante des formalités de création de la ZAC du centre-ville (1) et du DC2I.

Dans ce dernier cas, on se souvient que les propriétaires ont été expulsés en juillet 2017, et que les travaux dits de réhabilitation n’ont pas débuté. Mme DINNER, adjoint au maire alors chargée de l’habitat (elle n’a plus aucune délégation), a activement participé à l’éviction de plusieurs familles. Aucun élu local, sauf ceux du RN (ils se sont opposés à la réhabilitation telle qu’elle était prévue) n’a pris position pour exprimer sa sympathie envers des personnes qui pour certaines habitaient là depuis plusieurs décennies.

L’ORI a pour principal et officiel but de maintenir les occupants dans leurs logements, et de sortir le patrimoine (aucun des propriétaires n’est domicilié à ces adresses) de son état d’insalubrité. On ignore le processus qui a permis de sélectionner ces 4 constructions. Il s’agit là d’une incitation à rénover le bâti. En cas d’absence de travaux, une expropriation est envisageable, moyennant une enquête parcellaire (elle a eu lieu en 2014), une indemnisation des possédants et le relogement des locataires. Celui-ci est à la charge de l’expropriant. Il y a 5 années, M. le préfet a donc signé un arrêté portant DUP, c’est à dire qu’il autorisait, au nom de l’Etat, le changement de propriété. Celui-ci peut être obtenue à l’amiable, après évaluation du bien par France Domaines, ou bien par jugement du TGI.

 

ANAH : Agence Nationale d’Amélioration de l’Habitat,

ARS : Agence Régionale de la Santé,

AVAP : aire de valorisation de l’architecture et du patrimoine,

DC2I : dispositif coordonné d’intervention immobilière,

DPU : droit de préemption urbain,

DPUC : droit de préemption urbain commercial,

DUP : déclaration d’utilité publique,

EPT : établissement public territorial,

EPT GOSB : Etablissement Public Territorial Grand Orly Seine Bièvre,

IAU : Institut d’Aménagement et d’Urbanisme,

I3F : Immobilière de France,

NPRQAD : nouveau programme de restauration de quartiers anciens dégradés,

ORI : opération de restauration immobilière,

PEB : plan d’exposition au bruit,

RIC : référendum d’initiative citoyenne,

RN : Rassemblement National,

TA : tribunal administratif,

TGI : tribunal de grande instance,

ZAC : zone d’aménagement concerté.

 

Par transfert de compétence, l’autorité bénéficiaire de l’opération, aujourd’hui l’EPT GOSB (2), a remplacé la commune, doit posséder le financement (travaux et éventuellement expropriation). On peut regretter que les élus locaux membres de la gouvernance de cette intercommunalité (Mme le maire, Mmes DINNER et ALEXANDRE, MM. GAUDIN et BOYER) ne se soient jamais prononcés pour informer leurs concitoyens concernés de l’évolution, puisque depuis 5 années, la situation du bâti atteint est demeurée identique. Il n’est prévu aucune démolition. On attend à ce sujet de connaître la position de M. POIRET, adjoint au maire délégué à l’urbanisme. Il devra aussi informer ses administrés sur la suite donnée par le maître d’ouvrage : expropriation ou travaux.

Dans ce dernier cas, les propriétaires devront assumer le relogement de leurs locataires, soit provisoirement (les logements tiroirs), tout  en percevant les loyers, soit définitivement dans un nouvel appartement conforme aux normes d’habitabilité. Ceux qui demeureront en place pendant les travaux devront accepter certains inconvénients. Le système demeure complexe et favorise les recours. Son but essentiel consiste à éliminer les logements indignes.

Dans le cas où les propriétaires actuels acceptent le principe défini par l’ORI et donc financent la remise en état d’habitation, les logements conserveront leur statut privé. Aucun permis n’a à ce jour été délivré. La situation future permettra d’améliorer l’état sanitaire (existence de peinture au plomb et humidité rémanente), l’isolation thermique (la disparition des épaves), et la sécurité (installation de garde-corps). Rien n’est précisé au sujet de maladies induites par la pollution atmosphérique (3) liée au trafic routier.

Comme pour les 2 autres opérations  d’urbanisme qui concernent le cœur historique, la dynamique engagée semble suspendue. Les promoteurs sont-ils désormais devenus défaillants ? Pourquoi les résultats de l’étude de marché initiale ne sont-ils pas valorisés ?

En cas de refus des travaux par les propriétaires actuels, des bailleurs sociaux pourraient reprendre le bâti, et effectuer les modifications exigées (4 d’entre eux ont à ce jour été consultés).

Le contexte de l’intervention publique peut surprendre : l’un des locataires de l’appartement situé au N° 132 de la rue de Paris n’est autre que le maire adjoint alors chargé de l’urbanisme, décédé au cours du premier semestre de cette année. La coïncidence. Ainsi, à cet endroit, le locataire et élu était à la pointe de l’action tendant à exproprier le propriétaire. Mme HELYNCK n’a pas été surprise de cette bizarrerie.

Une DUP n’est valable que 5 années. Aussi, en début 2019, l’EPT a demandé à M. le préfet de renouveler celle-ci, en signant un nouvel arrêté spécifique de prolongation (elle ne peut l’être qu’une seule fois). Sauf que dans son texte du 4 juillet dernier, le représentant de l’Etat exclut l’immeuble implanté au N° 132 de la rue de Paris (?). Alors que le code de l’urbanisme interdit de renouveler une DUP lorsque des changements ont été apportés au contenu du dossier d’enquête publique portant création de cet ORI. Ce qui est le cas ici. Il devrait donc y avoir une nouvelle enquête, avec avis du conseil municipal. M. le préfet n’a fait que suivre la demande de prolongation de l’EPT (M. MARCHAND, vice-président de celle-ci est délégué à l’urbanisme), sans vérifier les particularités textes d’ordre public. D’où un recours gracieux des écologistes.

On ne peut ici que s’inquiéter de la position de l’attitude la majorité : ses membres affichent ouvertement leur refus de privatiser les aéroports, et notamment celui d’Orly. Mais ils se gardent bien de demander à l’ARS de lancer une enquête destinée à mieux décider de mesures de lutte contre les pathologies induites par le survol aérien (nuisances acoustiques et rejets de gaz imbrûlés par les réacteurs). Le dernier diagnostic date de 1978. Mme RICHETON, adjointe au maire chargée de la santé, apparaît imperturbable dans ce domaine. Par exemple pour les actuels locataires du N° 132.

Déjà, au début de cette année, un arrêté préfectoral avait prolongé la durée de la DUP de la ZAC, en ne tenant pas compte de la construction controversée d’un bassin réservoir d’eaux pluviales au carrefour du Lion (le mausolée). Un oubli….

Cet immeuble est concerné par le bruit de la circulation routière, ferroviaire et aérienne. Il est inscrit dans les limites du PEB. Sa disparition du nouveau périmètre n’est pas légale. Est-ce parce que sont expropriation coûterait cher ?

De même, les 3 bâtiments (N°17, 19 et 30 de la rue de Paris sont directement concernés par les servitudes induites par l’AVAP (4). Malheureusement, le groupe de travail de gestion de cette structure ne se réunit pas. Mme MORO, conseillère municipale chargée du patrimoine, apparait inerte face à cette absence. Elle est pourtant spécialiste de l’histoire.

On ne peut que s’inquiéter des résultats obtenus par les 3 opérations de réhabilitation du centre ancien, et donc sur le fait qu’aucune surface habitable n’ait à ce jour été livrée à la vente ou à la location (logements sociaux ou non). Notamment par I3F, place du Lavoir, où le chantier de construction est là aussi arrêté. Et donc si le contribuable sera sollicité. Aucune information n’a à ce jour permis de comprendre le motif de ce gel.

Les travaux de réhabilitation des immeubles inscrits dans le périmètre de l’ORI pourront être financés par des aides publiques (ANAH), dans le cadre du NPNRQAD. Selon le contenu du dossier d’enquête, l’intérêt général doit être prioritaire par rapport à l’intérêt particulier.

Une récente étude de l’IAU a démontré la nécessité d’intervenir rapidement, la commune s’appauvrissant régulièrement, et les immeubles sujets à l‘ORI continuant à se dégrader. Le risque incendie est certain. La misère gagne, car de nombreux logements sont insalubres, ou le deviennent faute d’entretien suffisant, et d’autres ont été réalisés dans des combles, des garages, des couloirs et des caves. Près de 98 % des habitants de cette partie ancienne de la ville sont éligibles au logement social, et 25 % d’entre eux vivent au-dessous du seuil de pauvreté. On attend à ce sujet de connaître les préconisations de M. KHOKKAR, adjoint au maire chargé de la politique de la ville.

Une liste de travaux indispensables a été annexée au dossier d’enquête publique. Avec le coût (estimation 2013). Dans le cadre du DPU (logements) et du DPUC (commerces), les propriétaires peuvent intimer l’obligation à l’EPT d’acquérir leurs biens (tous les immeubles visés sont en mono propriétés). Leur valeur doit être réactualisée en fonction de l’évolution du marché local. M. DAVIDE, conseiller municipal chargé du commerce, est demeuré silencieux.

Dans son rôle d’animatrice, Mme HELYNCK a demandé et obtenu la liste des travaux et les estimations des dépenses concomitantes. Son rapport contient ces éléments : 993 000 € pour les Nos 17/19, 578 000 € pour le N° 30 et 2 053 000 € pour le N° 132.

Elle rappelle aussi que l’affichage de l’avis d’enquête n’a pas été réalisé correctement, et que de ce fait, elle a été obligée de prolonger la procédure. Elle a jugé qu’une réunion publique n’était pas nécessaire, alors que plusieurs personnes, face au silence de la majorité, l’ont interrogée pour connaître leur avenir. Ils n’ont pas obtenu de réponse. M. POIRET devrait donc agir rapidement à ce sujet, sachant qu’aucune information, notamment pour les expulsions de propriétaires (ZAC et ORI) n’a été prononcée. Une fois de plus, la majorité adopte la politique de l’autruche, alors que la situation se dégrade à grande vitesse.

On doit cependant signaler que, lors de ses permanences, elle a reçu plusieurs élus locaux qui lui ont fait part de différents griefs : MM. FAISSE et GAUDIN l’ont ainsi rencontrée. Ils ont signalé que tous les logements visés par l’ORI n’ont pas été visités, ce qui rend difficile une quelconque estimation financière. Pour Mme HELYNCK, il n’a pas été nécessaire de saisir le juge des référés pour autoriser la visite de tous les appartements : ceux qui ont été expertisés ont permis de définir une estimation globale du coût de la réhabilitation.

De même, la capacité budgétaire de la commune rend le financement d’éventuelles expropriations difficiles. On ne sait pas si l’EPT, désormais compétente, possède les fonds pour lancer une telle procédure, sachant qu’il lui faudra reloger les locataires (46 familles sont concernées). Tout ceci sans compter le coût et les éventuels aléas (recours en justice entraînant un allongement des délais, changement de stratégie suite aux élections municipales de mars 2020). Ils ont aussi signalé l’existence de lourdes nuisances et les difficultés provoquées par une éventuelle densification.

En cas d’expropriation (coût 4,22 M€), l’EPT confiera la propriété des immeubles à des bailleurs (39 % des logements existants dans la commune appartiennent déjà à un organisme social), qui auront alors à charge de financer les travaux prévus dans la liste officielle.    On doit regretter que Mme le maire et sa majorité n’aient pas envisagé de lancer un référendum d’initiative populaire ou RIC (5), au sujet de l’avenir du centre-ville. Ce refus implicite est révélateur d’une volonté destinée à favoriser le rôle des promoteurs. L’élue est obnubilée par la transformation du carrefour du Lion. M. JONCRET, adjoint au maire délégué à la participation des citoyens à la vie locale, n’a jamais évoqué ce moyen de mieux appréhender la volonté de ses administrés.

Au total, le commissaire enquêteur a recueilli 88 observations. Selon cette personnalité, le contenu du dossier permet de comprendre les objectifs visés. C’était il y a 5 années…..

La décision de M. le préfet de prolonger la DUP apparaît illégale, car les conditions initiales du projet soumis à enquête publique ont changé, d’une part, en raison de l’exclusion du N°132 de la liste du périmètre de l’ORI (la modification est donc ici notable), et d’autre part, du fait de l’évolution du marché immobilier, frappé de léthargie dans le cœur historique.

Face à une telle situation et à l’absence de volonté de débattre sur l’avenir de cette opération, les écologistes ont adressé à M. le préfet un recours gracieux, lui demandant d’annuler son arrêté, ou tout du moins l’article retranchant un immeuble de la liste des biens concernés par l’ORI. Cette démarche peut rester vaine. Alors, au bout de 2 mois de silence gardé, ou en cas de refus explicite, provoquer la saisine du TA, en vue d’annuler le texte d’ordre public. Espérons que M. POIRET sera réactif à cette possibilité, qui démontre une fois de plus qu’à Villeneuve, les textes relatifs à l’urbanisme sont curieusement interprétés.

On doit cependant regretter que cette situation soit liée à l’attitude de Mme HELYNCK, qui a émis un avis favorable sans réserve à la réalisation de l’opération (4 immeubles). Celle-ci a désormais quitté la région parisienne. Sa position était suffisamment équivoque, pour que lui soient demandées des explications, 5 années après la remise de son rapport d’enquête qui révèle un parti-pris au détriment des Villeneuvois.

Comme trop souvent lors des enquêtes publiques, le responsable de la procédure brille par un manque de vision globale, notamment à moyen et long termes. On a tous pu le constater en examinant le rapport rédigé sous la direction du président de la commission d’enquête, M. CERISIER, au sujet du Téléval (6). Il y a un an, dans le cadre de la biodiversité (7), le ministre chargé de la transition écologique (il a démissionné depuis) préconisait une réforme des enquêtes publiques. Mme le maire semble ne pas avoir lu ces propositions. Le manque de travail couplé au rejet de tout ce qui concerne la qualité du cadre de vie des Villeneuvois….

Le constat d’échec est significatif de la déconnexion des commissaires enquêteurs et de la réalité vécue au quotidien par les habitants.  On ne peut que regretter que la procédure, face au temps et à l’inertie du responsable du projet, ne soit pas annulée, et aussi que l’EPT et la municipalité refusent d’aborder la situation, afin de définir, si elles existent, des solutions pour sortir d’une impasse qui risque de coûter fort cher aux contribuables.

 

LES AMIS DE LA TERRE ©

 

 

 

 

 

 

(1) Voir « la Toile 7-7-01, 9-8-01, 12-9-01, 15-3-02, 18-3-03, 20-10-06, 30-10-06, 10-6-09, 18-9-10, 25-5-11, 4-6-11, 27-8-11, 29-8-11, 1-9-11, 18-9-11, 26-9-11, 29-10-11, 29-11-11, 10-12-11, 15-12-11, 11-4-12, 20-5-12, 29-5-12, 24-8-12, 2-9-12, 19-10-12, 25-1-13, 10-4-13, 8-5-13, 26-5-13, 27-5-13, 8-7-13, 10-7-13, 11-7-13, 24-8-13, 6-9-13, 13-9-13, 21-9-13, 25-9-13, 3-10-13, 5-11-13, 21-11-13, 28-11-13, 4-12-13, 6-12-13, 22-12-13, 26-12-13, 27-12-13, 28-12-13, 6-2-14, 10-2-14, 11-2-14, 3-3-14, 30-4-14, 2-6-14, 8-7-14, 2-8-14, 9-8-14, 14-8-14, 7-9-14, 10-11-14, 23-11-14, 26-11-14, 30-11-14, 12-12-14, 20-12-14, 27-12-14, 13-1-15, 3-3-15, 4-3-15, 16-3-15, 20-4-15, 8-9-15, 21-9-15, 2-10-15, 19-10-15, 23-10-15, 27-1-16, 7-4-16, 20-4-16, 9-5-16, 14-5-16, 3-9-16, 31-12-16, 23-1-17, 16-2-17, 5-6-17, 18-6-17, 22-6-17, 23-6-17, 6-7-17, 8-7-17, 11-7-17, 20-7-17, 25-7-17, 30-7-17, 23-9-17, 7-10-17, 15-12-17, 23-2-18, 3-4-18, 6-5-18, 5-6-18, 7-6-18, 20-1-19, 20-2-19 et 24-6-19, « 94 Citoyens  » 21-3-14,

(2) Voir « la Toile » 22-2-12, 10-3-12, 5-7-15, 19-8-15, 8-2-16, 9-9-16 et 4-10-17,

(3) Voir « la Toile » 27-6-05, 14-10-05, 30-3-09, 13-7-09, 13-12-09, 31-12-10, 2-10-17, 1-6-11, 16-10-11, 14-11-11, 28-11-11, 28-3-12, 12-8-12, 28-11-12, 3-5-13, 17-5-14, 6-7-14, 10-10-14, 17-11-14, 23-12-14, 3-1-15, 28-1-15, 12-2-15, 7-3-15, 23-3-16, 7-5-16, 20-3-17, 18-4-17, 28-5-17, 16-7-17, 23-7-17, 26-10-17, 6-2-18, 26-2-18, 29-4-18, 20-5-18 et 19-4-19,

(4) Voir « la Toile » 21-8-11, 2-4-12, 5-4-12, 2-6-12, 5-6-12, 8-6-12, 27-1-13, 18-2-13 et 21-4-13 ?

(5) Voir « la Toile » 29-7-14,

(6) Voir « la Toile » 22-1-13, 30-10-13 24-4-14, 1-4-19, 9-4-19, 20-4-19 et 13-5-19,

(7) Voir « la Toile » 20-8-18.

LES VOYAGEURS DE LA NUIT

 

La situation de la ville ne cesse de se dégrader. La volonté politique des élus locaux est absente de toute initiative conduisant à une dynamique favorable à ses habitants.

 

 

Le 20 juillet dernier, en soirée, les passants de la place Pierre Sémard ont été les témoins d’une scène peu courante, digne d’un autre temps : 3 agents de la police municipale ont spontanément investi le restaurant situé en face de la gare centrale (1).

Pas un seul cadre territorial ne les accompagnait. Une telle démarche, loin d’être spontanée, est révélatrice du caractère rétrograde de Mme le maire et de sa majorité, ou de ce qui lui en reste. M. DAVIDE, conseiller municipal LFI délégué au commerce, ne s’est pas dérangé. Elu depuis 2014, il est connu pour détester les boulangeries (?).

Vers 23 h, ces fonctionnaires se sont appuyés sur le contenu d’un arrêté de 2018 portant restriction de la vente de boissons alcoolisées dans le centre-ville (2). Ils ont empêché toute nouvelle clientèle de pénétrer dans l’établissement, exigé que les dîneurs s’en aillent, et vérifier l’identité du personnel de (2 salariés étaient présents) cette SARL créée il y a 3 ans. Le gérant était absent. Alors qu’aucun élément marquant, comme de la violence, n’a jamais justifié une telle mesure autoritaire et sans alternative.

Sollicitée afin d’obtenir une copie de ce texte d’ordre public, dans le cadre du code des relations entre la population et l’administration, la direction de la police municipale s’est refusée à communiquer ce document.

Il semble qu’à l’approche du scrutin municipal, Mme le maire manipule la situation, sous prétexte de justifier d’une politique efficace car répressive. Mme le maire ne connaît que l’arbitraire. Elle adopte une attitude incompatible avec l’avenir des commerçants.

 

CCI : chambre de commerce et d’industrie,

CHI : centre hospitalier Intercommunal,

DC2I : dispositif coordonné d’intervention immobilière,

DLF : Debout la France,

DPUC : droit de préemption urbain commercial,

HLM : habitation à loyer modéré,

IAU : Institut d’Aménagement et d’Urbanisme,

LFI : la France Insoumise,

LR : les Républicains,

LRM : la République en Marche,

OPH : Office Public de l’Habitat,

ORI : opération de rénovation immobilière,

PS : Parti Socialiste,

RER : Réseau Express régional,

RN : Rassemblement National,

RN : route nationale,

SARL : société anonyme à responsabilité limitée,

SDF : sans domicile fixe,

SNCF : Société Nationale des Chemins de Fer Français,

UCA : Union des Commerçants et Artisans,

ZAC : zone d’aménagement concerté.

 

Surtout que les difficultés (sous condition qu’elles existent), ne sont pas liées à l’activité de ce restaurant, mais plus rue de Paris, entre l’antenne de la police municipale et la rue de l’Eglise. Sans violence avérée.

Curieusement, cet évènement survient après la signature, le 1er juillet d’arrêtés portant délégations de pouvoirs de Mme le maire, dans le domaine de la police municipale, à 3 de ses adjoints, MM. HENRY, POIRET et KHOKKAR. Ce dernier est aussi chargé de la politique de la ville, et M. POIRET de l’urbanisme. On attend de connaître leur stratégie, notamment face à l’échec constaté de la ZAC du centre-ville. Aucune de ces personnalités n’est venue rencontrer la direction du restaurant. Comme lors de la fermeture définitive (2018) du supermarché à l’enseigne Contact, où pas un seul membre de l’assemblée communale (majorité et minorité réunies), n’a exprimé un minimum de solidarité avec le personnel licencié. On doit aussi regretter l’absence de représentant de la police nationale.

La fermeture définitive habituelle (2 h, sans coupure hebdomadaire) correspond à la dernière desserte de la ville par le RER D (3), lorsque le service prévu sur celui-ci est assuré.

Les voyageurs de la nuit n’ont donc qu’à traverser la place, pour pouvoir satisfaire leur appétit, surtout qu’à partir de 23 h, plus un seul magasin alimentaire n’est ouvert. L’endroit est aussi utilisé par les soignants du CHI, des SDF, les pompiers en permission, et par les automobilistes, qui circulent le long de la RN 6 (4).

Cette situation est révélatrice du machiavélisme de l’élue : grâce aux informations recueillies par la police installée dans l’antenne municipale éponyme (N°42 rue Paris), elle maîtrise bien le domaine, mais préfère s’attaquer à une entreprise discrète, et qui emploie 8 salariés. C’est beaucoup moins dangereux que de réagir face à des alcooliques qui stationnent la journée et une partie de la soirée sur le trottoir. Mais qui ne font aucun bruit. Ils peuvent devenir agressifs….

Un tel contexte est indépendant de celui observé par les passants de la place, qui, depuis une année, constatent la présence de SDF, qui stationnent en façade de la gare SNCF. Mme BOUSSON adjointe PS au maire chargé des affaires sociales, n’a rien entrepris d’efficace, alors que plusieurs centaines de logements en bon état demeurent vides. Elle est pourtant juriste….

Une récente étude de l’IAU a démontré que la situation de la ville ne peut que se dégrader, d’une part en raison du nombre d’immigrés présents, avec trop souvent des ménages défavorisés, et d’autre part, du nombre élevé de logements HLM, alors que la situation de l’OPH, présidée Mme DINNER, par ailleurs adjointe au maire, a fait l’objet d’un débat houleux lors de la séance de l’assemblée communale du 27 juin dernier.

Il est vrai que les investisseurs ne se bousculent pas : selon les professionnels de l’immobilier, le prix d’un logement neuf atteint ou dépasse 3500 €/m2. D’où l’échec des 2 opérations engagées dans le cœur historique, en plus de la ZAC (DC2I, ORI).

Mme le maire aurait pu également solliciter Mme de FICQUELMONT, seule conseillère municipale domiciliée dans le vieux quartier. Elle n’assiste même plus aux séances de l’assemblée communale.

Cette dernière lui aurait expliqué que les commerçants installés rue de Paris, au sud de la médiathèque, soufrent de la carence de la police municipale à faire respecter l’interdiction de stationner sur le trottoir (côté des numéros pairs), notamment au niveau de la place du Lavoir, dont le chantier est arrêté. La clientèle, conscient d’éviter d’utiliser la chaussée pour cause de danger, ne se dérange plus. Et aussi solliciter des représentants de l’UCA, association de commerçants largement et régulièrement subventionnée par la municipalité. D’où sa discrétion opportune.

On peut remarquer que les commerces situés dans les autres quartiers (Villeneuve Triage, Orme Sainte Marie, Plateau, Graviers) ne sont pas concernés par l’arrêté d’interdiction. Il existe là une discrimination. Mme CHEBAANE, conseillère municipale chargée du domaine, a été avertie. Elle n’a pas répondu et n’a pas évoqué le sujet en séance de l’assemblée communale. Tous sont furieux, du fait de l’indifférence marquée dont fait preuve M. DAVIDE. On ne comprend d’ailleurs pas pourquoi Mme le maire ne lui a pas retiré sa délégation, pour cause d’absence de travail.

Dans le centre-ville, Mme le maire semble surtout obnubilée par la construction d’un réservoir d’eaux pluviales (le mausolée), au niveau du carrefour du Lion. Sauf que M. DUTHEIL, adjoint au maire délégué à l’environnement, ne s’est jamais prononcé au sujet de cette réalisation. Pourquoi ?

La présence du restaurant est un élément de sûreté, notamment en cas de perturbation dans le trafic des trains en période soirée, et aussi, quant elle existait encore, pour la clientèle de la station de taxis : en attendant l’arrivée d’un véhicule de prise en charge, ils utilisent le restaurant comme abri. Mais M. THIBERVILLE, conseiller municipal chargé de la mobilité, l’a fait supprimer. Que ses administrés se débrouillent…..

Le service municipal chargé de l’économie locale connaît bien le sujet, mais l’intransigeance de Mme le maire l’empêche de dénoncer cette dérive synonyme d’erreur. Aucun élu de la minorité (LR, LRM, DLF, RN) n’est à ce jour intervenu.

Le restaurant situé en face de la gare n’est pas le seul à être importuné par M. DAVIDE. Dans sa démarche stalinienne, Mme le maire ne semble pas avoir compris qu’un commerce de bouche est un atout indispensable en faveur d’une réélection (ou non) d’un candidat. Certains autres subissent la présence des consommateurs d’alcool. Les commerçants du marché central (5) sont exclus de la mauvaise humeur affichée par l’élue. Surtout que celle-ci ne s’attache pas à rechercher les racines de la situation, et s’enfonce dans un leurre. Le restaurant, bouc émissaire destiné à maladroitement rassurer les électeurs mécontents ?

On ne peut que regretter qu’il n’existe pas une instance représentative et indépendante des commerçants villeneuvois. Ceux-ci ont décidé ne de ne pas se laisser faire : une pétition circule.

De plus, la CCI, M. le préfet et les syndicats concernés ont été prévenus. Surtout que profitant de la période des vacances, on doit craindre que Mme le maire ne demande au nouveau représentant de l’Etat dans le département de prononcer par arrêté une fermeture administrative. Au fil du temps, dans le centre ville, 2 commerces (un cybercafé et le bar-tabac) ont été les victimes de ce type de procédure. Mais cette fois Mme le maire n’y était pour rien.

Plusieurs habitants bien informés évoquent un scénario très particulier : les commerçants visés par l’arrêté, s’ils ne peuvent plus vendre leur bien, malgré la liberté économique inscrite dans la Constitution et le traité de Rome, n’auront d’autre choix que de le vendre à vil prix. C’est là qu’intervient M. POIRET, dans le cadre du DPUC (6). La commune ou le Territoire (7) peuvent alors se porter acquéreurs. Puis pour confier le foncier à un promoteur. La spéculation tous azimuts.

Cet élu apparaît totalement inconscient de la réalité. Son parti a approuvé le projet de ZAC (2010), et a donc indirectement participé à l’expulsion des habitants des immeubles situés au N° 25 de la rue de Paris. Est-il manipulé ?

L’avenir des générations futures est de plus en plus compromis, notamment au niveau du développement de la misère, de la vétusté du tissu urbain, et de la qualité des transports. Dans sa réserve, Mme le maire envisage-t-elle de mettre en œuvre une politique de plus en plus néfaste, à l’image de celle relative à la rénovation du centre-ville (pas un mètre carré de surface de logement n’a été construit) ? Jusqu’à quel point ?

 

                                                           LES AMIS DE LA TERRE©

 

 

(1) Voir « la Toile » 10-2-08, 7-7-11, 30-7-11, 30-8-11, 13-10-11, 17-11-11, 30-3-12, 30-4-12, 3-5-12, 24-5-12, 5-7-12, 22-7-12, 2-6-13, 20-1-14, 24-5-14, 7-8-14, 31-8-14, 23-3-15, 12-5-16, 5-11-16 et 13-6-19,

(2) Voir « la Toile 7-7-01, 9-8-01, 12-9-01, 15-3-02, 18-3-03, 20-10-06, 30-10-06, 10-6-09, 18-9-10, 25-5-11, 4-6-11, 27-8-11, 29-8-11, 1-9-11, 18-9-11, 26-9-11, 29-10-11, 29-11-11, 10-12-11, 15-12-11, 11-4-12, 20-5-12, 29-5-12, 24-8-12, 2-9-12, 19-10-12, 25-1-13, 10-4-13, 8-5-13, 26-5-13, 27-5-13, 8-7-13, 10-7-13, 11-7-13, 24-8-13, 6-9-13, 13-9-13, 21-9-13, 25-9-13, 3-10-13, 5-11-13, 21-11-13, 28-11-13, 4-12-13, 6-12-13, 22-12-13, 26-12-13, 27-12-13, 28-12-13, 6-2-14, 10-2-14, 11-2-14, 3-3-14, 30-4-14, 2-6-14, 8-7-14, 2-8-14, 9-8-14, 14-8-14, 7-9-14, 10-11-14, 23-11-14, 26-11-14, 30-11-14, 12-12-14, 20-12-14, 27-12-14, 13-1-15, 3-3-15, 4-3-15, 16-3-15, 20-4-15, 8-9-15, 21-9-15, 2-10-15, 19-10-15, 23-10-15, 27-1-16, 7-4-16, 20-4-16, 9-5-16, 14-5-16, 3-9-16, 31-12-16, 23-1-17, 16-2-17, 5-6-17, 18-6-17, 22-6-17, 23-6-17, 6-7-17, 8-7-17, 11-7-17, 20-7-17, 25-7-17, 30-7-17, 23-9-17, 7-10-17, 15-12-17, 23-2-18, 3-4-18, 6-5-18, 5-6-18, 7-6-18, 20-1-19, 20-2-19 et 24-6-19, « 94 Citoyens  » 21-3-14,

(3) ) Voir « le Républicain » 19-10-95, 9-11-95, 16-11-95, 28-12-95, 22-2-96, 26-9-96, 27-2-97, 20-3-97, 1-5-97, 21-8-97, 24-9-97, 16-10-97 et 24-12-97, « FNAUT INFOS » 10-95, 3-97 et 24-8-07, « la Toile » 26-9-98, 12-10-98, 11-1-99, 8-2-99, 28-2-99, 19-4-99, 30-4-99, 12-7-99, 20-3-00, 30-6-00, 24-7-00, 16-8-00, 30-8-00, 3-9-00, 6-11-00 , 10-12-00, 27-8-01, 20-11-01, 28-11-01, 13-8-02, 23-9-02, 16-12-02, 22-4-03, 19-5-03, 31-5-03, 15-6-03, 7-7-03, 20-7-03, 2-9-03, 23-9-03, 6-11-03, 17-11-03, 10-1-04, 8-4-04, 29-6-04, 18-7-04, 10-8-04, 6-11-04, 22-12-04, 26-12-04, 29-12-04, 30-12-04, 3-1-05, 20-2-05, 4-3-05, 29-6-05, 1-10-05, 29-10-05, 6-3-06, 23-3-06, 5-2-07, 12-2-07, 21-7-07, 1-9-07, 14-9-07, 6-7-08, 19-7-08, 1-8-08, 15-10-08, 21-12-08, 19-7-09, 3-8-09, 16-12-09, 30-1-10, 15-4-10, 30-6-10,20-9-10, 25-9-10, 12-12-10, 16-12-10, 23-12-10, 8-1-11, 5-2-11, 3-4-11, 20-4-11, 27-6-11, 1-8-11, 20-9-11, 5-10-11, 18-10-11, 3-6-12, 25-10-12, 28-10-12, 8-11-12, 2-12-12, 15-12-12, 10-3-13, 17-7-13, 19-7-13, 13-11-13, 23-11-13, 12-12-13, 19-4-14, 7-5-14, 15-5-14, 9-7-14, 2-2-15, 9-4-15, 27-15, 28-1-16, 14-2-6, 8-3-16, 1-4-16, 2-4-16, 12-4-16, 18-4-16, 20-5-16, 5-6-16, 17-6-16, 7-7-16, 6-8-16, 25-8-16, 24-11-16, 26-12-16, 3-1-17, 29-1-17, 14-2-17, 20-2-17, 7-8-17, 5-11-17, 23-3-18, 31-3-18, 24-3-19, 26-4-19 et 21-6-19, « Banlieue Nouvelles » 12-04 et 11-10,

(4) Voir « le Républicain » 1-1-87, 25-1-87, 6-8-87, 10-9-87, 2-1-1-88, 6-10-88, 24-11-88, 8-12-88, 31-12-88, 11-1-90, 5-12-91 et 19-11-92, « le Parisien » 19-1-89, 29-8-89 et 13/14-1-90, « la Toile » 4-5-05, 15-7-08, 26-4-13, 13-10-13, 25-4-14, 10-8-14, 27-5-14, 22-3-15, 25-6-15, 20-7-15, 25-5-16, 30-3-17, 12-5-17, 26-5-17, 26-6-17 et 9-7-17,

(5) Voir « le Républicain » 5-11-92, 26-11-92, 24-12-92, 22-4-93, 20-5-93, 1-7-93, 20-6-96, 29-8-96 et 6-2-97, « Banlieue Nouvelles » 5-93, « la Toile » 25-9-02, 30-9-02 et 19-4-18,

(6) Voir « la Toile » 13-1-13, 4-2-13, 28-2-13 et 7-4-17,

(7) Voir « la Toile » 22-2-12, 10-3-12, 5-7-15, 19-8-15, 8-2-16, 9-9-16 et 4-10-17.

                                              

 

LA CHASSE

Les dirigeants nationaux sont empêtrés dans des affaires éloignées des préoccupations des Français. Plutôt que changer de ministre, il faudrait bien mieux au plus vite évoluer.

 

 

Suite aux informations publiées dans la presse, le 17 juillet dernier, M. de RUGY, ministre de la transition écologique, démissionnait de son poste ? avec l’accord du chef de l’Etat. Il était mis en cause en raison de différentes dérives dans la gestion de ses services. Mme BORNE, ministre des transports, l’a remplacé, cumulant ainsi 2 fonctions gouvernementales.

En juin 2017, à l’occasion de la campagne des élections législatives, elle s’était déplacée dans la commune, au foyer Jean Cocteau, afin de soutenir le candidat LRM (elle n’était alors secrétaire d’Etat chargée des transports), M. SAINT MARTIN. Il a été élu dans la circonscription villeneuvoise.

Depuis lors, le député fait preuve d’une profonde désinvolture, qui ressemble beaucoup à l’attitude des élus locaux, pourtant d’un bord politique opposé. Le parlementaire ne répond jamais aux demandes des associations spécialisées dans la protection de l’environnement. Il ne se dérange qu’exceptionnellement pour des cérémonies, ignore les séances de l’assemblée communale, et brille par son refus du dialogue. Il n’assure aucune permanence à Villeneuve.

Cette personnalité n’a jamais adopté de position sur les sujets qui concernent pourtant directement ses administrés, comme l’état du centre-ville (1) et les démolitions réalisées dans le cadre de la ZAC, la protection animale, la gestion du risque inondation (2), l’extension de la pauvreté, les pathologies issues de la pollution atmosphérique (3), le bruit (4) produit par le survol aérien, et les difficultés subies par les usagers des transports (RER, Transdev). Et aussi niveau des activités du Territoire et de la médiocrité des résultats. Les habitants sont déjà les victimes de l’insupportable. Les générations futures…..

 

AEP : alimentation en eau potable,

AO : autorité organisatrice,

CA : communauté d’agglomération,

CC : communauté de communes,

CJUE : Cour de Justice de l’Union Européenne,

CRIF : Conseil Régional d’Ile de France,

DCE : directive-cadre sur l’eau,

EELV : Europe Ecologie-les Verts,

EPT : établissement public territorial,

EPIC : établissement public industriel et commercial,

EU : eaux usées,

IFM : Ile de France Mobilité,

ITE : installation terminale embranchée,

LOM : loi orientation sur la mobilité,

NDDL : Notre Dame des Landes,

PCF : Parti Communiste Français,

PNSE : plan national santé-environnement,

PPRI : plan, d e prévention du risque inondation,

RATP : Régie Autonome des Transports Parisiens,

RER : Réseau Express Régional,

SA : société anonyme,

SNCF : Société Nationale des Chemins de Fer Français,

TC : transports collectifs,

UE : Union Européenne,

UIOM : usine d’incinération d’ordures ménagères,

ZAC : zone d’aménagement concerté.

 

Dans l’affaire concernant le ministre de la transition écologique, M. SAINT MARTIN dénonce l’attitude de la presse. Il considère ainsi que les médias font la chasse aux gouvernants !

A Villeneuve, il y a 2 années, Mme BORNE s’est faite largement remarquer par la teneur fuyante de son discours (elle est quelques mois après sa venue, devenue ministre des transports).

Elle a tout simplement refusé de répondre aux questions relatives à l’interface mobilité-environnement. Les quelques écologistes présents dans la salle ont donc remarqué son rejet de tout ce qui concerne le cadre de vie des habitants, de l’avenir, et bien sûr des solutions qui pourraient être apportées, grâce à elle, à la réduction des nuisances.

Les Villeneuvois souhaitaient obtenir des informations, au sujet de la construction de la halte de Villeneuve Plaine (5), de la vétusté des infrastructures ferroviaires, de la reconfiguration et de la modernisation du réseau de transport routier collectif, de la mise en œuvre de la DCE, de la fermeture définitive de la station (6), de la circulation de véhicules transportant des matières dangereuses, de l’utilisation du PRSE (7),….. Sans dissimulation, Mme BORNE a choisi la fuite.

Elle ne semble pas, à ce jour, avoir pris conscience de l’urgence, tant juridique que sanitaire que politique.

En raison de la carence de son prédécesseur, elle devra intervenir, notamment en ce qui concerne le dépassement des valeurs-limites de concentration dans l’air fixées par l’UE, à propos du dioxyde d’azote. Plusieurs associations, conscientes de l’impact de cette présence dans l’atmosphère respirée par de nombreuses personnes habitants des zones urbaines, comme à Villeneuve, ont saisi la CJUE. On attend de connaître rapidement la position du gouvernement à ce sujet. Face à la position adoptée par le nouveau ministre, en ce qui concerne l’environnement, on peut craindre des difficultés.

Elle pourra désormais agir afin de favoriser le transfert des déplacements du mode routier individuel vers les TC. C’est-à-dire qu’elle va se heurter à l’attitude des élus locaux (en fait, ceux membres du groupe PCF), qui refusent obstinément toute modernisation du RER. Et donc collaborer avec Mme PECRESSE, présidente de l’IFM.

Elle doit lancer une dynamique destinée à rapprocher l’offre de la demande, spécifiquement envers le réseau ferroviaire (RER et Transilien) obsolète, vétuste et saturé. Ancienne présidente de la RATP, Mme BORNE connaît bien le sujet.

Il lui sera nécessaire de définir une stratégie face au conflit social que ne manquera pas de provoquera la transformation statutaire de la SNCF (passage d’EPIC en SA), telle que l’a décidé le parlement. Ce n’est pas aux usagers de supporter les inconvénients de ce changement. Ils ont déjà subi la crise du printemps 2018. De plus, même si la procédure de mise en concurrence dépend de l’AO, elle devra surveiller de près l’appel d’offres destiné à désigner les futurs exploitants régionaux, et s’assurer que ceux-ci ont la capacité de satisfaire aux besoins. Si, bien sûr, ceux-ci sont au rendez-vous.

Il est aussi possible que, face à la dégénérescence, elle devra intervenir au niveau du fret ferroviaire. Notamment pour les petites lignes et pour favoriser la construction d’ITE.

Ainsi donc après le départ précipité de M. HULOT (2018) fâché avec les décisions gouvernementales, voici celui imposé à M. de RUGY, qui avait toutefois le mérite d’avoir fait annuler le projet de NDDL (son mandat a duré 11 mois). Mme BORNE comprendre que les problèmes liés au cadre de vie deviennent majeurs. Elle doit en tenir compte que sa réputation est altérée. Dès la rentrée, elle aura à intervenir à propos de la LOM. Et aussi réussir à modifier le contenu du PNSE, dont les travaux font l’objet de controverses.

Les Villeneuvois peuvent toutefois être satisfaits : le premier ministre n’a pas évoqué la possibilité de nommer Mme DUFLOT, qui s’est déjà occupé du logement. Ouf…

Le ministre qui vient de démissionner avait la possibilité de faire appliquer les textes d’ordre public de son domaine de compétence, notamment ceux relatifs à la transparence, comme les dispositions définies dans le code des relations entre le public et l’administration, dans le cadre de l’accès à l’information. Et aussi de sanctionner les responsables qui ne respectent pas la législation, comme par exemple en ce qui concerne les enquêtes publiques. On sait ainsi que M. DUTHEIL, adjoint au maire délégué au cadre de vie, ne tient pas compte de l’existence des traités internationaux concernant la biodiversité (8).

Mme BORNE devrait dorénavant taxer le carburant utilisé pare les avions, ceci afin de mieux aider financièrement les riverains des aéroports victimes du bruit lié au survol. Il vaudrait peut-être mieux réduire à la source les nuisances sonores. La prévention d’abord.

Cette personnalité aura à agir à propos de la pollution émise en raison de l’usage de camions. Par exemple, en favorisant le transfert du fret vers le rail et la voie d’eau.

Plus localement, elle sera sollicitée pour s’exprimer, en ce qui concerne le projet de nouveau pont routier sur la Seine (9), envisagé par le conseil départemental de l’Essonne entre Athis-Mons et Vigneux sur Sine. La création de toute nouvelle chaussée constitue un aspirateur de la circulation et aboutit, dans les circonstances actuelles, à une augmentation du trafic.

Ceci d’autant plus qu’elle conserve ses compétences dans le domaine des transports, et que les prochaines élections municipales devraient révéler que le thème des déplacements constitue un enjeu majeur en Ile de France, et notamment à Villeneuve. La demande est d’autant plus importante que les responsables brillent depuis plusieurs années par une volonté de ne pas agir pour adapter leur politique à la demande des habitants. On peut espérer que les décideurs seront amenés, sous peine d’asphyxie, à faire évoluer la situation, par exemple en autorisant les défenseurs de l’environnement à participer à la gouvernance de structures spécialisées. L’anticipation…

Mme BORNE aura aussi à agir au niveau du rôle des EPT, comme celui du Grand Orly-Seine Bièvre, désormais compétents dans les domaines AEP (10), EU (11), déchets ménagers (12). Leur gestion apparaît incohérente dans les transports, où Mme JANODET, vice présidente chargée du domaine dans le territoire incluant la commune de Villeneuve, est connue du fait de sa volonté de ne rien faire. Cette situation s’avère scandaleuse, quant on sait, de plus, que M. THIBERVILLE, conseiller municipal délégué aux transports, a choisi de demeurer de marbre face aux besoins.

Il est indispensable qu’il y ait une meilleure coopération entre les EPT entre eux et aussi avec les autres intercommunalités (syndicats, CA, CC, Métropole, conseils départementaux, CRIF).

Cette nouvelle responsable devra aussi faire face à l’insuffisance des élus locaux, souvent provoquée par leur incompétence et la volonté de ne pas évoluer dans le domaine de l’environnement. Elle aura par conséquent à intervenir, en collaboration avec M. le préfet, au sujet du technicentre de Villeneuve Prairie (13), de l’agrandissement de l’UIOM de Créteil, et de la modification envisagée du PPRI de la Seine (14).

Elle devra se remettre en cause au niveau du dialogue avec les associations, accepter leur rôle, et ne pas pratiquer la même méthode que celle utilisée par Mme le maire, adepte de l’exclusion dans le domaine. Ceci dans le cadre de l’amélioration continue de la qualité de la vie et de la lutte contre le déclin.

 

 

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(1) Voir « la Toile 7-7-01, 9-8-01, 12-9-01, 15-3-02, 18-3-03, 20-10-06, 30-10-06, 10-6-09, 18-9-10, 25-5-11, 4-6-11, 27-8-11, 29-8-11, 1-9-11, 18-9-11, 26-9-11, 29-10-11, 29-11-11, 10-12-11, 15-12-11, 11-4-12, 20-5-12, 29-5-12, 24-8-12, 2-9-12, 19-10-12, 25-1-13, 10-4-13, 8-5-13, 26-5-13, 27-5-13, 8-7-13, 10-7-13, 11-7-13, 24-8-13, 6-9-13, 13-9-13, 21-9-13, 25-9-13, 3-10-13, 5-11-13, 21-11-13, 28-11-13, 4-12-13, 6-12-13, 22-12-13, 26-12-13, 27-12-13, 28-12-13, 6-2-14, 10-2-14, 11-2-14, 3-3-14, 30-4-14, 2-6-14, 8-7-14, 2-8-14, 9-8-14, 14-8-14, 7-9-14, 10-11-14, 23-11-14, 26-11-14, 30-11-14, 12-12-14, 20-12-14, 27-12-14, 13-1-15, 3-3-15, 4-3-15, 16-3-15, 20-4-15, 8-9-15, 21-9-15, 2-10-15, 19-10-15, 23-10-15, 27-1-16, 7-4-16, 20-4-16, 9-5-16, 14-5-16, 3-9-16, 31-12-16, 23-1-17, 16-2-17, 5-6-17, 18-6-17, 22-6-17, 23-6-17, 6-7-17, 8-7-17, 11-7-17, 20-7-17, 25-7-17, 30-7-17, 23-9-17, 7-10-17, 15-12-17, 23-2-18, 3-4-18, 6-5-18, 5-6-18, 7-6-18, 20-1-19, 20-2-19 et 24-6-19, « 94 Citoyens  » 21-3-14,

(2) Voir « Banlieue Nouvelles » 2-94, « le Républi-cain » 14-4-94, 29-2-96, 19-12-96, 27-2-97, 26-6-97 et 11-9-97, « la Toile » 23-12-98, 31-8-01, 23-8-03, 4-9-03, 28-10-03, 8-7-08, 10-7-08, 27-7-08, 3-8-08, 7-6-09, 19-3-10, 30-4-10, 5-6-10, 10-4-11, 5-7-11, 24-7-11, 8-8-11, 21-10-11, 24-10-11, 3-11-11, 7-11-11, 19-11-11, 21-12-11, 10-1-12, 16-1-12, 22-1-12, 28-1-12, 30-1-12, 12-2-12, 15-2-12, 18-2-12, 6-5-12, 28-5-12, 30-3-13, 12-8-13, 2-10-13, 27-8-14, 6-9-14, 23-6-15, 2-6-16, 3-6-16, 7-6-16, 27-6-16, 4-7-16, 7-7-16, 12-9-16, 24-10-16, 10-4-17, 6-1-18, 26-1-18, 21-2-19 et 15-3-19,

(3) Voir « la Toile » 27-6-05, 14-10-05, 30-3-09, 13-7-09, 13-12-09, 31-12-10, 2-10-17, 1-6-11, 16-10-11, 14-11-11, 28-11-11, 28-3-12, 12-8-12, 28-11-12, 3-5-13, 17-5-14, 6-7-14, 10-10-14, 17-11-14, 23-12-14, 3-1-15, 28-1-15, 12-2-15, 7-3-15, 23-3-16, 7-5-16, 20-3-17, 18-4-17, 28-5-17, 16-7-17, 23-7-17, 26-10-17, 6-2-18, 26-2-18, 29-4-18, 20-5-18 et 19-4-19,

(4) Voir « le Républicain » 12-4-84, 28-6-84, 17-1-85, 5-9-85, 5-2-87, 21-7-88, 8-3-90, 23-5-91, 2-4-92, 26-3-92, 31-8-95 et 5-5-19, « le Parisien » 5-7-84, Banlieue Nouvelles » 5-92, 3-95 et 6-01, « la Toile » 25-5-01, 22-10-04, 22-12-11, 17-2-12, 24-3-12, 20-7-14, 31-7-14, 12-8-14, 18-8-14, 27-10-14, 30-11-14, 3-7-15, 20-2-16, 30-5-16, 14-6-16 et 24-7-16,

(5) Voir « la Toile » 7-4-99, 29-4-99, 26-5-99, 29-7-99, 8-8-99, 19-11-99, 18-5-00, 27-11-00, 13-9-01, 28-2-02, 15-3-05, 25-4-07, 5-4-14 et 26-2-15,

(6) Voir « le Républicain » 8-1-85, 20-11-86, 14-6-90, 19-7-90, 6-9-90, 5-9-96 et 24-9-97, « le Parisien » 14-6-90, 18-6-90 et 19-12-91, « la Toile » 24-5-98, 1-6-98, 15-6-98, 6-7-98, 29-9-98, 19-10-98, 23-3-99, 31-3-99, 12-10-99, 31-12-99, 10-8-01, 6-1-02, 7-12-02, 21-10-03, 10-6-04, 29-9-04, 3-7-05, 11-8-05, 31-8-05, 7-7-06, 5-10-06, 26-12-06, 5-8-07, 3-9-07, 8-10-07, 17-2-08, 16-5-08, 26-10-08, 2-5-09, 17-5-09, 3-7-09, 12-9-10, 23-11-10, 12-9-11, 31-10-11, 2-2-12, 13-5-12, 3-9-12, 18-12-12, 21-1-13, 5-2-13, 13-2-13, 25-3-13, 10-6-13, 24-12-13, 26-3-14, 24-9-14, 18-12-14, 3-7-17, 20-3-18 et 12-1-19, « Banlieue Nouvelles » 2-95,

(7) Voir « la Toile » 27-8-07, 7-12-08, 5-1-09, 28-7-11, 30-5-12, 29-9-13, 29-12-14, 22-5-17 et 1-7-17,

(8) Voir « la Toile » 20-8-18,

(9) Voir « la Toile » 19-5-19, 26-5-19, 31-5-19 et 9-7-19,

(10) Voir « la Toile » 30-8-04, 14-5-05, 4-7-05, 24-7-05, 4-3-06, 15-5-07, 13-7-08, 27-4-09, 17-7-09, 14-9-09, 25-7-10, 16-8-11, 22-10-11, 12-6-12, 28-6-12, 19-9-12, 30-6-13, 22-7-13, 1-9-13, 7-10-13, 10-9-14, 22-9-14, 28-9-14, 6-4-15, 16-8-15 et 18-8-16,

(11) Voir « la Toile » 23-11-03, 15-12-04, 18-10-05, 3-11-05, 28-5-06, 31-12-06, 12-10-07, 14-12-08, 28-,12-08, 28-11-09, 28-1-10, 3-3-10, 28-10-10, 15-11-11, 23-12-12, 17-2-13, 20-3-13, 29-3-13, 14-

9-13, 10-12-13, 26-1-14, 25-4-15, 2-5-15, 28-6-15, 18-7-15, 20-8-15, 4-9-15, 29-9-15, 9-10-15 et 9-1-17,

(12) Voir « le Républicain » 5-11-92, 26-11-92, 24-12-92, 22-4-93, 20-5-93, 1-7-93, 20-6-96, 29-8-96 et 6-2-97, « Banlieue Nouvelles » 5-93, « la Toile » 25-9-02, 30-9-02, 21-1-15, 25-2-15, 14-6-15, 24-7-15, 23-4-16, 26-5-16, 5-7-16, 20-1-18 et 2-7-19,

(13) Voir « la Toile » 3-3-03, 7-7-05, 25-7-06, 30-6-07, 27-12-07, 15-9-13, 8-1-15, 16-5-16, 2-10-17, 29-10-17, 12-4-19, 3-6-19, 5-6-19, 12-6-19 et 7-7-19,

(14) Voir « la Toile » 10-2-08, 7-7-11, 30-7-11, 30-8-11, 13-10-11, 17-11-11, 30-3-12, 30-4-12, 3-5-12, 24-5-12, 5-7-12, 22-7-12, 2-6-13, 20-1-14, 24-5-14, 7-8-14, 31-8-14, 23-3-15 et 12-5-16.

                              

LA GENTRIFICATION

Comme dans beaucoup de communes franciliennes peu favorisées, la situation des ménages se dégrade à Villeneuve. Sans que les élus locaux ne réagissent un  minimum.

 

 

Dans le cadre de la mission qui lui a été confiée, l’IAU, fondation proche du CRIF, vient de rendre publique une étude sur l’utilisation des logements dans la région. La commune est donc directement concernée, du fait du développement de la misère et de l’absence de réplique des élus locaux.

Notamment dans le centre-ville (1), où la dégénérescence frappe lourdement. Ceci avec, fait inquiétant, le retrait, à la fin du mois de mai, de toute délégation à Mme DINNER, qui s’occupait auparavant de l’habitat. De plus, l’élue n’a pas été remplacée. N’importe quel passant rue de Paris peut constater l’état du tissu urbain (magasins fermés, immeubles abandonnés, ou démolis sans suite).

Ceci révèle la médiocrité de Mme le maire, qui seule, peut définir des missions à ses adjoints. Aucune explication n’a été fournie par I3F, quant à l’arrêt du chantier de la place du Lavoir. L’élue évite soigneusement d’inscrire à l’ordre du jour des réunions de l’assemblée communale des sujets sur lesquels elle risque d’ouvrir un débat susceptible d’aboutir à une situation inconfortable.

Dans le cadre de l’ORI, du DC2I et de la ZAC, plusieurs immeubles ont été vidés d’office de leurs occupants (ils sont maintenant démolis ou murés). Dans certains cas après jugement. Les personnes concernées ont alors été contraintes de quitter leur domicile. Aucun élu local n’a protesté (seul le RN a condamné une telle attitude). Heureusement, aucune des personnes expulsées n’a rejoint le bidonville (2). Certaines ont évoqué le choix du harcèlement, afin de favoriser le départ.

En mai dernier, l’IAU a donc largement diffusé son analyse de la situation du logement en Ile de France.

 

ARB : Agence Régionale de la Biodiversité,

ARENC : Agence Régionale pour les Energies Nouvelles et le Climat,

CAVYVS : Communauté d’Agglomération val d’Yerres-val de Seine,

DC2I : dispositif coordonné d’intervention immobilière,

DLF : Debout la France,

EPFIF : Etablissement Public Financier d’Ile de France,

EPT : établissement public territorial,

EPT GOSB : Etablissement Public Territorial Grand Orly Seine Bièvre,

I3F : Immobilière de France,

IAU : Institut d’Aménagement et d’Urbanisme,

LR : les Républicains,

LRM : la République en Marche,

ORDIF : Observatoire Régional des Déchets d’Ile de France,

ORI : opération de rénovation immobilière,

ORS : Observatoire Régional de la Santé,

PADOG : Plan d’Aménagement et d’Organisation Générale,

PEB : plan d’exposition au bruit,

PLU : plan local d’urbanisme,

PM : particulate matter,

PS : Parti Socialiste,

RER : Réseau Express Régional,

RN : Rassemblement National,

RN : route nationale,

RTE : Réseau de Transport de l’Electricité,

SDAU : Schéma Directeur d’Aménagement et d’Urbanisme,

SDRIF : Schéma Directeur de la Région Ile de France,

SNCF : Société Nationale des Chemins de Fer Français.

ZAC : zone d’aménagement concerté.

 

L’établissement a été fondé en 1960. Il est dirigé par Mme PECRESSE, présidente du conseil régional. Au fil du temps, cette agence d’urbanisme a réalisé le PADOG, le SDAU et le SDRIF (3). Il est à l’origine de la création du RER.

En plus de son activité initiale, il regroupe, l’ARENC, l’ARB et l’ORDIF. Il intervient en Ile de France, sur de nombreux sujets, comme l’habitat, mais n’a aucun pouvoir décisionnel. Et aussi sur la santé (avec l’ORS), les transports, l’aménagement, la planification, l’environnement,… Il offre la particularité de posséder de larges ressources humaines et des compétences démontrées.

Son conseil d’administration est composé d’élus régionaux et de représentants de l’Etat. Aucune association n’en fait partie.

Ses membres se sont penchés vers le phénomène urbain de gentrification (le mot est d’origine anglaise), par lequel des personnes financièrement aisées occupent un espace qui servait auparavant à un public défavorisé. Il y a en fait changement de couche sociale. Mme DINNER pouvait jouer un rôle dans un tel processus. Le sujet intéresse beaucoup les promoteurs…….

En Ile de France, le taux de pauvreté atteint 15,9 %, soit un point de plus que la moyenne nationale. Cette situation est provoquée par l’augmentation des ressources des habitants de la classe sociale la plus favorisée. Près de la moitié des logements sont occupés par des adultes seuls (retraités ou famille monoparentale).

La bipolarisation est démontrée en croisant les données relatives à l’existence du parc social et celles des revenus des familles. D’où un avenir difficile pour certains, qui sont frappées par le chômage et/ou la précarité. Les quartiers sont de moins en moins mixtes. Comme à Villeneuve entre le centre-ville et la zone pavillonnaire du coteau. La ségrégation ?

Il faut aussi tenir compte de l’impact de la décohabitation des jeunes, de la présence au foyer d’un seul adulte avec descendant, de l’émigration et du vieillissement. Quelquefois 2 facteurs sont en cause.

Les valeurs fournies doivent aussi être comparées à celles contenues par le PLU (4), réalisé par M. MARCHAND, vice-président du Territoire (5) chargé du domaine. On compte aussi sur les élus villeneuvois membres de la gouvernance de l‘EPT GOSB (Mmes le maire, ALEXANDRE, DINNER, MM. BOYER et GAUDIN pour agir avec efficacité. Sans résultat à ce jour.

Mme BOUSSON, adjointe au maire déléguée aux affaires sociales, ne communique pas à ce sujet. Le camouflage habituel. C’est dommage, car les éléments recueillis auraient permis de définir une stratégie destinée à aider les générations futures, ou tout du moins initier le débat en séance de l’assemblée communale.

Dans l’étude, on peut remarquer l’exemple de Villeneuve, car dans cette ville, les promoteurs n’hésitent pas à construire sur des parcelles situées sous la trajectoire des avions, comme l’ilot Pasteur (6), ou en zone inondable et/ou polluée en raison de la densité du trafic routier (le long de la RN 6), entre l’hôtel de ville et l’avenue Carnot. Donc en zone contaminée, soit du fait de la présence en concentration élevée d’oxyde d’azote, de poussières PM et de kérosène en phase gazeuse. En raison de la réglementation, la réalisation de logements est interdite en sur les parcelles situées en zone B du PEB. Qu’à cela ne tienne, Mme le maire a décidé de construire (rue Jules Guesde) un pôle administratif, pour y installer des bureaux destinés à accueillir une partie des salariés de la commune. Ceci malgré le risque d’apparition de maladies professionnelles. Le service de santé de la ville ne s’est pas prononcé à ce sujet : malgré l’obligation, il n’y a plus de médecin du travail. Ce qui correspond à une carence inacceptable de la part de M. JONCRET, adjoint au maire délégué au personnel. Cette situation doit faire frémir M. FAISSE, conseiller municipal, qui occupait un tel emploi dans le secteur privé. L’irresponsabilité….

Le regroupement des services communaux apparaît utile pour les élus de la majorité. En fait, ce transfert permettra de libérer des terrains soumis aux dispositions de la zone C du PEB, qui pourront donc être livrés aux promoteurs. La manipulation….

De même, à Villeneuve Triage (7), à la Reine Blanche (8), un constructeur n’hésite pas à réaliser un bâtiment d’habitation à côté des 2 lignes RTE (9), c’est à dire à vendre des appartements soumis à un champ électromagnétique puissant. Tans pis pour les enfants.

Comme dans la ville, la vente de logements neufs se traduit souvent par une gentrification. Il se développe ainsi une discrimination spatio-temporelle. Mme DINNER n’a publié aucune étude sur ce sujet. Elle n’a par ailleurs jamais évoqué le sujet. Pourquoi ?

Le contenu du rapport de l’IAU constate que la distribution des informations utilisée ne porte que sur l’échelle communale. Et non sur un territoire constituant une même agglomération. La mosaïque sociale traverse pourtant les limites administratives. C’est le rôle que pourrait jouer l’EPT GOSB, en lien avec la CAVYVS. On attend.

Ainsi, l’étude présente l’espace où sont surreprésentés les ménages à faibles revenus, là où la proportion du parc HLM est élevée. Ainsi, les revenus des habitants de la ville sont tels qu’elle est qualifiée de modeste.

En effet, la structure sociale est directement liée au statut et à l’état du parc, et au taux d’occupation. Ceci dans la mesure où les informations sont recueillies chez l’habitant. L’IAU souligne également l’état de dégradation de beaucoup de copropriétés.

Le revenu des Franciliens classés dans la catégorie très modeste conduit à l’émergence des inégalités. On ignore totalement la situation dans la cité. Notamment pour mieux comprendre la dynamique et parer à la dérive. Surtout que pour les locataires, et selon l’étude, le fait d’habiter dans des logements HLM est un vecteur d’attirance vers la pauvreté. On doit donc réfléchir sur le caractère hétérogène futur de la démographie communale.

Surtout que les acquéreurs aisés préfèrent les logements neufs. On ignore ainsi les paramètres de choix concernant les futurs logements de l’ilot Pasteur, le centre ville et la Reine Blanche. En ce qui concerne l’usage des immeubles qui devaient être implantés le long de la route nationale, le changement de finalité est révélateur de la mauvaise qualité de l’étude de marché initiale : Mme le maire envisage désormais d’y créer des bureaux privés et des studios universitaires. Certains justifient un tel choix par le volume rédhibitoire de nuisances issues de la circulation routière, ferroviaire et aérienne. Cela ne semble pas devoir changer, à moins que la situation du marché immobilier local soit bouleversée. Dans ce cas, il faut revoir les détails des 3 opérations engagées.

Avec un risque de fragilité des ilots neufs ou rénovés, ceci dans la mesure où les logements mis à disposition prennent preneurs, surtout par des familles en situation d’accession à la propriété. Sachant que l’EPFIF et l’EPT GOSB, les aménageurs, mettent à disposition des constructeurs les terrains nécessaires, et s’engagent donc financièrement. Même lorsque ces derniers sont des organismes sociaux, comme I3F.

Certains imaginent que, face à la non-rentabilité, c’est à dire à une mévente, les promoteurs n’hésiteront pas à brader leur patrimoine à une collectivité ou à un organisme public,  Donc à l’OPH. Sauf que ce n’est pas au contribuable de pallier aux échecs. Face à l’état du commerce, les futures habitations ne pourront pas être transformées en magasins, faute de demande. De même pour les bureaux.

Au niveau du pouvoir d’achat, la situation des Villeneuvois se dégrade. Surtout que le découpage pavillonnaire se développe. Ce qui est visible quant aux recettes liés aux impôts municipaux. Mme BARDEAUX, adjointe au maire chargée de la vie des quartiers, et Mme ALEXANDRE, conseillère municipale chargée de la petite enfance, doivent intervenir, notamment, pour cette dernière, dans le cadre des familles monoparentales. On doit regretter le silence de Mme CHEBAANE, son homologue mandatée pour agir afin de lutter contre les discriminations. Ceci dans le but d’organiser la lutte contre l’appauvrissement.

En raison du volume du parc social, la gentrification a tendance à se développer. Les communes comme Villeneuve sont délaissées dans les projets du CRIF et de la Métropole (sauf pour créer une plage). La déficience des élus locaux dans de nombreux domaines dévalorise fortement tout intérêt à investir de la part de beaucoup de décideurs publics. La vision de l’avenir est ignorée.

On doit regretter que le rapport de l’IAU ne contienne aucune information quant aux transports. Ceci malgré l’urgence provoquée par une insatisfaction générale. Aucune stratégie n’est proposée dans ce domaine, sachant que pour les nouvelles constructions, la loi relative au logement préconise une meilleure accessibilité géographique aux TC.

En 2018, l’IAU avait déjà rendue publique une analyse relative à l’état du logement en Ile de France. La commune est déjà concernée en termes inquiétants. Mais cela ne suffit pas à Mme le maire pour tenter d’appliquer dans sa ville quelques-unes des préconisations indiquées.

Les habitants de la cité ont remarqué à cette occasion l’absence d’initiative de leurs élus, notamment de la part de ceux de la minorité (LR, RN, LRM, DLF). Tous apparaissent absents du quotidien de leurs administrés.

L’étude de l’an dernier portait notamment sur l’insalubrité de nombreux logements. Mais, dans la ville, leur nombre est tellement élevé que les services municipaux ne parviennent plus à gérer les problèmes (sans compter ceux qui sont considérés comme vétustes). D’où la nécessité de demander l’intervention du Territoire.

Le cas de Mme BOUSSON (PS) est particulièrement inquiétant, car elle siège à la gouvernance du SYAGE, et que de ce fait, elle aura à intervenir à propos de l’avenir des habitants du quartier de Belleplace (10), menacés (pour les propriétés situées du côté des numéros pairs du chemin des Pêcheurs) d’expropriation.

Il apparaît que l’ensemble des élus, en réunion, pratiquent une politique d’un autre âge, révélateur de la profondeur de leur puérilité. Ils apparaissent incapables d’évoluer. L’amélioration continue leur est une notion étrangère.

Par exemple, le 27 juin dernier, l’un des thèmes abordés concernait le projet de construction d’un nouveau pont routier (11) de franchissement de la Seine (12) à Athis-Mons. Une telle opération n’aura guère de conséquence dans leur commune. Il est visible que plus le sujet traité est éloigné de Villeneuve, plus ils s’y intéressent. Cela leur permet d’expliquer à leurs électeurs qu’ils travaillent intensément. Quant au résultat…..

Par ce biais, inacceptable, ils évitent d’évoquer les points-clés pour l’avenir, comme les transports (Transdev, RER D), l’urbanisme (les démolitions inachevées), la protection de l’environnement (notamment la  contamination de l’air et les pathologies induites). Alors même que Mme MORO a déclaré officiellement vouloir s’intéresser à l’écologie (?).

Les élus locaux ne semblent être intéressés que par des thèmes secondaires : face à l’attitude des promoteurs, aucun débat n’a été engagé au sujet du centre-ville. Par exemple, pour connaître l’avenir du foncier demeuré vide après l’abandon de ces derniers. Notamment pour la période d’après le scrutin municipal de mars 2020. Il apparaît indispensable d’obtenir des informations de ceux qui semblent devoir abandonner Villeneuve. En particulier au niveau d’éventuels risques pour le contribuable.

Sachant aussi que les élus locaux appartenant au conseil territorial brillent pas leur silence. On doit aussi signaler le silence avéré de Mme de FICQUELMONT, seule élue domiciliée dans le centre-ville. Juriste de profession, elle aurait pu facilement initier le débat.

Le futur apparaît incertain, notamment au niveau financier. Les 2 études auraient pu servir de support à une réflexion, alors que les associations spécialisées dans le domaine de l’environnement sont exclues de tout dialogue. L’imagination est loin d’être au pouvoir : la décadence avance à grands pas…..

LES AMIS DE LA TERRE ©

 

 

(1) Voir « la Toile 7-7-01, 9-8-01, 12-9-01, 15-3-02, 18-3-03, 20-10-06, 30-10-06, 10-6-09, 18-9-10, 25-5-11, 4-6-11, 27-8-11, 29-8-11, 1-9-11, 18-9-11, 26-9-11, 29-10-11, 29-11-11, 10-12-11, 15-12-11, 11-4-12, 20-5-12, 29-5-12, 24-8-12, 2-9-12, 19-10-12, 25-1-13, 10-4-13, 8-5-13, 26-5-13, 27-5-13, 8-7-13, 10-7-13, 11-7-13, 24-8-13, 6-9-13, 13-9-13, 21-9-13, 25-9-13, 3-10-13, 5-11-13, 21-11-13, 28-11-13, 4-12-13, 6-12-13, 22-12-13, 26-12-13, 27-12-13, 28-12-13, 6-2-14, 10-2-14, 11-2-14, 3-3-14, 30-4-14, 2-6-14, 8-7-14, 2-8-14, 9-8-14, 14-8-14, 7-9-14, 10-11-14, 23-11-14, 26-11-14, 30-11-14, 12-12-14, 20-12-14, 27-12-14, 13-1-15, 3-3-15, 4-3-15, 16-3-15, 20-4-15, 8-9-15, 21-9-15, 2-10-15, 19-10-15, 23-10-15, 27-1-16, 7-4-16, 20-4-16, 9-5-16, 14-5-16, 3-9-16, 31-12-16, 23-1-17, 16-2-17, 5-6-17, 18-6-17, 22-6-17, 23-6-17, 6-7-17, 8-7-17, 11-7-17, 20-7-17, 25-7-17, 30-7-17, 23-9-17, 7-10-17, 15-12-17, 23-2-18, 3-4-18, 6-5-18, 5-6-18, 7-6-18, 20-1-19, 20-2-19 et 24-6-19, « 94 Citoyens  » 21-3-14,

(2) Voir « la Toile » 5-12-16, 25-6-17, 15-7-17, 29-7-17, 31-7-17, 30-8-17, 18-9-17 et 8-10-17,

(3) Voir « la Toile » 10-2-08, 7-7-11, 30-7-11, 30-8-11, 13-10-11, 17-11-11, 30-3-12, 30-4-12, 3-5-12, 24-5-12, 5-7-12, 22-7-12, 2-6-13, 20-1-14, 24-5-14, 7-8-14, 31-8-14, 23-3-15 et 12-5-16,

(4) Voir « le Républicain » 1-1-87, 25-1-87, 6-8-87, 10-9-87, 21-1-88, 6-10-88, 24-11-88, 8-12-88, 31-12-88, 11-1-90, -5-5-12-91 et 19-11-92, « le Pari-sien » 19-1-89, 29-8-89 et 13/14-1-89, « la Toile » 4-5-05, 15-7-08, 30-9-11, 29-2-12, 31-3-13, 14-4-13, 29-11-13, 26-1-14, 8-6-14, 2-7-14, 3-7-14, 12-7-14, 14-7-14, 15-7-14, 25-5-15, 26-10-15, 29-10-15, 1-11-15 et 4-7-19,

(5) Voir « la Toile » 22-2-12, 10-3-12, 5-7-15, 19-8-15, 8-2-16, 9-9-16 et 4-10-17,

(6) Voir « la Toile » 31-12-08, 13-3-09, 13-4-09, 24-8-10, 18-2-17, 11-6-17, 15-10-17, 22-10-17, 13-11-17, 11-1-18,

(7) Voir « la Toile » 27-7-07, 22-6-08, 2-7-08, 13-6-09, 26-4-10, 7-8-11, 14-8-11, 27-1-12, 17-12-12, 14-10-15, 28-2-16, 28-10-16 et 14-11-17, 7-1-18, 16-1-18 et 28-5-18,

(8) Voir « la Toile » 7-9-15,

(9) Voir « Banlieue Nouvelles » 3-95, «  le Répu-blicain » 23-2-95, 20-4-95, 18-5-95 et 24-8-95, « la Toile » 24-3-99, 11-7-99, 15-7-99, 27-7-99, 29-9-99, 16-9-02, 19-10-02, 29-10-02, 7-9-04, 18-3-07, 15-4-07, 2-5-07, 9-5-07, 25-8-07 et 23-11-16,

(10) Voir » la Toile » 10-11-17 et 22-1-18, 11-2-18, 22-4-19, 16-5-19 et 1-6-19,

(11) Voir « la Toile » 19-5-19, 26-5-19, 31-5-19 et 9-7-19,

(12) Voir « la Toile » 10-2-08, 7-7-11, 30-7-11, 30-8-11, 13-10-11, 17-11-11, 30-3-12, 30-4-12, 3-5-12, 24-5-12, 5-7-12, 22-7-12, 2-6-13, 20-1-14, 24-5-14, 7-8-14, 31-8-14, 23-3-15 et 12-5-16.

LA TERGIVERSATION

Malgré l’urgence, dans certains domaines comme dans les transports, les élus locaux continuent à ne pas vouloir adopter une position officielle, au détriment de l’avenir.

        

 

Lors de la séance de l’assemblée communale du 27 juin dernier, beaucoup d’élus s’étaient dérangés (sauf ceux du RN, systématiquement absents). Le public était lui aussi largement présent. Mais, malgré le volume de l’auditoire,  les propos tenus ce soir-là ont une fois encore brillé par leur médiocrité.

            Plusieurs des Villeneuvois présents dans la salle André Malraux attendaient que M. THIBERVILLE, conseiller municipal délégué à la mobilité, s’exprime au sujet du projet de la SNCF portant sur la modernisation du technicentre de Villeneuve Prairie (1), atelier chargé de la maintenance des automotrices utilisées sur la ligne RER D (2). A terme, l’effectif de cet établissement restera stable (1 000 personnes), malgré l’augmentation du nombre de rames traitées.

            La structure de l‘atelier existant va être adaptée à l’entretien des nouvelles rames dites Francilien. Dans le cadre de cette transformation, la législation impose, en raison de la valeur financière des aides publiques, que soit réalisée une concertation avec les personnes susceptibles d’être intéressées. Celle-ci est animée par M. CARRIOT, garant de la procédure. Selon les dispositions du code de l’environnement, viendra ensuite, et, seulement si le transporteur Transilien le décide, une enquête publique relevant de l’autorisation d’exploiter l’installation, au titre des ICPE. Qui, le cas échéant, aboutira à une autorisation d’exploiter.

  1. CARRIOT a longuement rencontré les écologistes, qui sont notamment intervenus à propos de la situation future du cadre de vie des habitants de Villeneuve Triage (3). Aujourd’hui, le seul accès au futur technicentre est constitué par le chenal Muzey, et donc l’avenue de Choisy (4). La chaussée pénétrante est un ancien canal comblé, qui assurait la liaison entre la Seine (5) et le port charbonnier. D’où, du fait du trafic routier induit, un risque important de nuisances dans le quartier.

           

AFA : Autoroute Ferroviaire Atlantique,

EPCI : établissement public de coopération intercommunale,

EPT GOSB : Etablissement Public Grand Orly Seine Bièvre,

ICPE : installation classée pour la protection de l’environnement,

IFM : Ile de France Mobilité,

LFI : la France Insoumise,

NPPV : ne prend pas part au vote,

PCF : Parti Communiste Français,

PRU : Parti des Radicaux Unis,

PS : Parti Socialiste,

RD : route départementale,

RER : Réseau Express Régional,

RN : Rassemblement National,

RN : route nationale,

SA : société anonyme,

SNCF : Société nationale des Chemins de Fer Français,

TC : transports collectifs.

Suite au résultat des élections européennes, on pouvait penser que les élus locaux se précipiteraient pour analyser le contenu du dossier mis à la disposition des personnes intéressées dans les locaux des services techniques municipaux. Mais peu d’entre eux se sont dérangés pour consulter les éléments du futur ouvrage, et, éventuellement, consigner des observations dans le registre d’enquête publique. Ils auraient alors respecté leurs promesses de 2014, de défendre leurs électeurs, notamment en ce qui concerne la RD 138, qui a déjà fait l’objet d’un projet d’élargissement.

            Seuls 2 conseillers municipaux (sur 39 élus), MM. GAUDIN et DAVIDE se sont dérangés. On remarquera ici l’attitude de Mme MORO, leur homologue, qui, en tant que présidente du groupe LFI, déclarait il y a peu  vouloir s’investir dans le domaine de l’écologie. Encore faut-il qu’elle accepte de se déplacer, et donc de se remettre en cause. Aucun responsable syndical n’est intervenu. Les cheminots en activités sont obnubilés par le maintien de leur statut. Malgré le futur impact de l’activité sur le cadre de vie habitants des villes concernées (Villeneuve Saint Georges, Choisy le Roi, Créteil et Valenton), M. DUTHEIL, adjoint au maire chargé de l’environnement, n’a pas réagi.

            Et peut-être obtenir des remarques de la part du garant, qui, dès la concertation achevée, interrogera le demandeur. Surtout qu’une installation provisoire et polluante doit être installée au Grand Mât. Quant à la qualité des réponses de la SNCF….

            Faute d’un quelconque dialogue avec les élus locaux, les écologistes se sont entretenus en détail avec M. CARRIOT. La manière de rejeter le sujet de la part des membres de l’assemblée communale est significative de la profondeur du caractère rétrograde de ces élus, et donc de l’impasse dans laquelle ils emmènent leurs administrés. Leur attitude n’est malheureusement pas nouvelle.

            Malgré les interrogations que provoque la lecture du contenu du dossier, M. DUTHEIL, adjoint PS au maire et délégué à l’environnement, est demeuré silencieux. Comme d‘ailleurs Mme MORO, conseillère municipale LFI, qui proclame vouloir s’invertir dans le domaine de l’écologie.

            Par carence d’avis délibérément adopté pendant  la concertation, comme ce soir-là, les Villeneuvois qui s’intéressent à l’avenir, en ce qui concerne les déplacements, se sont souvenus que, lors d’une précédente réunion de  l’assemblée communale, le 13 mars 2018, M. FAISSE, conseiller municipal, était intervenu au sujet de la ligne RER D, en présentant officiellement un projet de vœu. A cette date, le projet de reconfiguration du technicentre était déjà bien connu. On peut donc établir un lien entre l’intervention de M. FAISSE, et le refus de délibérer en juin dernier.

            Il faut rappeler que les jours ouvrables, 30 000 personnes entrent quotidiennement dans la gare centrale (6), ainsi que 2 000 dans la station (7). Nombreux sont donc ses concitoyens concernés.

            D’où une attention particulière au discours tenu, sachant qu’alors, la réforme du statut de la SNCF était engagée, mais non encore décidée (elle va bientôt devenir une SA). Appliquant les règles de la concurrence, l’IFM pourrait décider de changer d’opérateur sur la ligne D.

            Dans son intervention, M. FAISSE a expliqué que ses propos relevaient d’une demande de beaucoup de voyageurs. Pour lui, la dégénérescence de la situation constatée est révélatrice de la régression et de l’injustice. Pour cet élu, les voyageurs sont délaissés depuis plusieurs décennies. Leur lot quotidien est constitué de voitures bondées, d’annulations de circulations, d’infrastructures obsolètes génératrices de pannes et de retards,….

            On ne peut constater la quiétude qu’affiche Mme CHEBAANE, son homologue chargée de la lutte contre les discriminations. Sollicitée au sujet de l’année 2018, au sujet de ses actions en cohérence avec sa délégation, elle a refusé de répondre.

            L’élu souhaite que soit établi un plan d’urgence, pour mettre en œuvre les moyens correspondant aux enjeux. Notamment avec l’augmentation de la demande, qu’elle soit d’origine naturelle, par rapport à l’évolution de la démographie, ou bien à cause de la densification de l’habitat, comme dans la commune. Pour M. FAISSE, le temps de transport lié aux relations domicile-travail ne cesse de s’allonger. Il n’a pas évoqué les difficultés de ses administrés victimes des défaillances de correspondances entre le rail et les transporteurs routiers (Keolis, Transdev).

  1. JONCRET, adjoint au maire (il est cheminot retraité), lui a répondu déplorer que l’Etat se désengage, par exemple, en instituant une taxe sur les places de stationnement des parcs automobiles des supermarchés. Pour lui, le contenu du projet de vœu fait l’impasse sur la situation existante.
  2. POIRET, lui aussi adjoint au maire, et utilisateur du RER, a souligné que la demande de M. FAISSE était positive, et qu’il fallait organiser une conférence régionale, avec les élus et les associations, qu’il y aurait lieu pour ces dernières, de les intégrer très en amont des décisions. Il n’indique pas s’il serait utile la une éventuelle participation des syndicats ou/et des cheminots en activité, alors que ces derniers sont particulièrement mécontents et donc remontés face à la forme qu’a prise ce soir-là délibération.

On doit remarquer l’effacement de Mme JANODET, vice-présidente de l’EPT GOSB (8) chargée des transports. Personnes n’a rappelé son absentéisme chronique. Sans jamais justifier de son silence.

  1. THIBERVILLE a ensuite déclaré vouloir refuser tout amendement au contenu initial du projet de vœu. M. DUTHEIL lui a répondu (il est avocat) que tout élément modificatif est de droit, et que le débat sur la mobilité devrait être beaucoup plus long.

C’est ce que demandent depuis longtemps les écologistes, par exemple, qu’une séance de l’assemblée communale soit spécialement consacrée aux transports, thème qui intéresse beaucoup les habitants. Surtout que dans ce domaine, l’avenir apparaît sombre. Il faudrait, dans le cadre d’une stratégie prospective, que les élus examinent dans  le détail les éléments des dossiers qui leurs seront présentés sur ce thème. Ils devront donc travailler, ce que beaucoup ne font pas, quant il s’agit de s’engager pour aider leurs administrés, comme ils l’ont promis il y a 5 années. Et aboutir à des propositions, sachant que la lassitude est massive.

            En cette soirée de mars de l’année dernière, le projet de vœu portant modernisation de la ligne D n’a donc pas été adopté. Cette situation est révélatrice de l’état d’esprit dépassé de certains élus, notamment de ceux qui n’hésitent pas habituellement à prendre position pour défendre les intérêts de la SNCF. Ont voté contre le projet de vœu Mme le maire, et les élus Mmes DINNER, BARDEAUX, et RICHETON, ainsi que MM. HENRY, PILATTE, JONCRET, DAVIDE, CHERIGUENE, BENYAKLEF , BIYIK, THIBERVILLE  et BOYER. Il n’a donc pas été adopté, et aucune décision ultérieure n’a permis de justifier d’une quelconque aide des élus quant à assister leurs administrés victimes des aléas (aucune autre présentation n’a été engagée).

Mme CHEBAANE était absente. On peut s’étonner du silence de M BOYER, conseiller municipal et vice-président du Territoire chargé de la logistique ferroviaire, et de M. THIBERVILLE, qui s’est bien gardé de révéler da position, au sujet de la fermeture de la station de Villeneuve Triage (8). Cet élu a par ailleurs toujours refusé de s’innocenter de sa nonchalance dans le secteur des transports. Lors du vote, les membres de l’opposition, du PRU et du PS soit se sont abstenus, soit ont adopté la formule NNPV.

 Le cas de M. BIYIK, conseiller municipal, doit être remarqué : on ignore s’il existe un lien entre sa stratégie et la plainte déposée envers lui par 2 agents commerciaux SNCF de la gare centrale, et la relaxe consécutive de la cour d’appel. Doit-on supposer-t-il qu’il y a une suspicion de règlement de comptes politiques à ce sujet ?

            Le contenu du dossier relatif au technicentre comprend plusieurs points litigieux, qui ne semblent guère intéresser les élus locaux. Comme les conditions de travail et la formation du personnel. De plus, la desserte routière ne sera assurée que par l’avenue de Choisy. Dès la mise en service de l’atelier, sa logistique n’utilisera que des camions (?).Or il est prévu de doubler la population et de supprimer la desserte voyageurs fer. D’où une saturation certaine de la route qui traverse Villeneuve Triage et le quartier des Gondoles, à Choisy le Roi. Et l’absence de proposition à ce sujet. Avec, peut-être, la mise à 3 voies de la RD 138, et donc des expropriations. Mme DINNER est toujours demeurée muette à ce sujet. Comme sur le principe de la déviation (9).

            On peut aussi prévoir que le tonnage admis sur le pont de Choisy (10) ne sera plus limité. Une tentative a déjà eu lieu dans ce sens. Avec, alors, l’envahissement de l’habitat par les poids lourds et la dégradation sensible du cadre de vie. M. DUTHEIL demeure passif à ce sujet. Avec une pollution supplémentaire de l’air (11), du bruit (12), un risque d’accident grave de personnes et des vibrations. Et la fuite imparable des habitants qui financièrement peuvent quitter le leur logement. La place doit être libre pour les promoteurs…..

            Les élus apparaissent vouloir s’intéresser au sujet : le 27 juin, lors de la séance du conseil municipal, ils ont adopté un vœu concernant le remplacement du train  de fret quotidien Perpignan-Rungis par des camions. Et pour les Triageois ?

            Quand le projet de reconfiguration sera achevé, la SNCF Transilien n’exploitera peut-être plus le RER D. Quels sera alors l’usage du technicentre ? On compte sur M. CARRIOT pour expliquer le scénario qui pourrait alors être appliqué.

Certains peuvent déjà répondre à une telle interrogation, en sachant que les travaux envisagés font appel à des aides publiques. L‘atelier pourrait être utilisé à des fins commerciales, avec comme clients des transporteurs implantés dans tout l’hexagone. Il assurerait la maintenance de leurs automotrices, moyennant des conditions techniques et financières à définir entre les partenaires privés.

Si ce schéma théorique est mis en œuvre, cela signifie que les aides de l’IFM, un EPCI, serait destiné à des investissements finalement privés. Ce qui est interdit, notamment par la Commission Européenne chargée de la concurrence. M. le préfet a lui aussi été prévenu du risque de transfert.

            Plusieurs Villeneuvois ont cherché le motif qui justifie la quasi-absence de remarques de la part des élus de leur commune, quant à défendre les intérêts de leurs administrés, et notamment de M. THIBERVILLE (PCF). L’une des hypothèses avancées est liée à leur volonté de ne pas faire grand chose. Comme d’ailleurs les élus villeneuvois membres de l’EPT (seul M. GAUDIN a réagi au sein de la gouvernance de cet établissement). Leur statut leur apparaît justifier de leur carence. Si les électeurs savaient….

            Une seconde hypothèse est à envisager : elle est liée à l’avenir de la gare marchandises (l’ex-triage des trains), alors même qu’il pourrait être utilisé dans le cadre de la mise en service de l’AFA (13). Sauf qu’il est possible que, face à la pollution par les poids lourds, à la prise de conscience des industriels et des consommateurs, et la volonté politique des élus régionaux face aux conséquences de la réforme de la SNCF, le transport par wagons, libéralisé par la création de structures locales spécialisées dans le rail, se développe. Un mouvement de réhabilitation ? Le train Monoprix….

            Face à l’importance du foncier, aujourd’hui mal utilisé, entre la Seine et la RN 6 (14), traversé par le ru de Gironde (15), les acteurs de la spéculation immobilière peuvent envisager la suppression de toutes les installations ferroviaires villeneuvoises, et la disparition de ce qui demeure d’activité. Le béton-roi. Sauf que l’endroit ne sera plus desservi par les TC….

            Lors de la procédure de concertation, on doit  regretter que M. JONCRET, adjoint au maire chargé de la participation des Villeneuvois à la vie locale, n’ait pas fait déposer un dossier d’informations et un registre d’enquête dans une salle de la mairie annexe. Ou impose, par exemple, de distribuer un document à tous ses concitoyens triageois, en les invitant à se déplacer et/ou à consulter la Toile. Surtout que cet élu, politiquement proche de M. THIBERVILLE, aurait pu largement travailler en amont de la concertation, alors que M. CARRIOT était demandeur d’éléments sur la commune. Le bureau d’études chargé de par les textes relatifs au droit de l’environnement de résumer l’opération, par la publication d’un document destiné au public, n’a pas cru nécessaire de consulter les personnes localement compétentes. Cette manière de ne pas agir est significative du rejet de la direction de l’entreprise nationalisée face aux interventions des écologistes.

  1. JONCRET aurait pu, en collaboration avec M. GAUDIN, qui connaît les enjeux du projet, organiser une réunion publique avec les représentants des élus des 3 autres communes territorialement concernées. Et aussi avec les associations soucieuses de protéger le cadre de vie, comme Action Environnement, implantée à Villeneuve Triage. Tout ceci révèle la médiocrité de la majorité, et donc son incapacité à gérer les affaires communales. Même à la fin de son second mandat.

            On doit aussi s’interroger sur le motif qui justifie la discrétion inopportune des partis politiques villeneuvois. Tous n’agissent aujourd’hui qu’à l’horizon de l’échéance électorale de mars prochain. L’enquête qui vient de se dérouler ne révèle aucune amélioration dans la gestion municipale de telles procédures.  L’insuffisance domine, et l’expérience ne sert visiblement à rien, sauf que l’affiche portant l’avis de concertation a bien été apposée sur les panneaux municipaux.

 

                                                                           LES AMIS DE LA TERRE ©

 

(1) Voir « la Toile » 3-3-03, 7-7-05, 25-7-06, 30-6-07, 27-12-07, 15-9-13, 8-1-15, 16-5-16, 2-10-17, 29-10-17, 12-4-19, 3-6-19, 5-6-19 et 12-6-19, 

(2) Voir « le Républicain » 19-10-95, 9-11-95, 16-11-95, 28-12-95, 22-2-96, 26-9-96, 27-2-97, 20-3-97, 1-5-97, 21-8-97, 24-9-97, 16-10-97 et 24-12-97, « FNAUT INFOS » 10-95, 3-97 et 24-8-07, « la  Toile » 26-9-98, 12-10-98, 11-1-99, 8-2-99, 28-2-99, 19-4-99, 30-4-99, 12-7-99, 20-3-00, 30-6-00, 24-7-00, 16-8-00, 30-8-00, 3-9-00, 6-11-00 , 10-12-00, 27-8-01, 20-11-01, 28-11-01, 13-8-02, 23-9-02, 16-12-02, 22-4-03, 19-5-03, 31-5-03, 15-6-03, 7-7-03, 20-7-03, 2-9-03, 23-9-03, 6-11-03, 17-11-03, 10-1-04, 8-4-04, 29-6-04, 18-7-04, 10-8-04, 6-11-04, 22-12-04, 26-12-04, 29-12-04, 30-12-04, 3-1-05, 20-2-05, 4-3-05, 29-6-05, 1-10-05, 29-10-05, 6-3-06, 23-3-06, 5-2-07, 12-2-07, 21-7-07, 1-9-07, 14-9-07, 6-7-08, 19-7-08, 1-8-08, 15-10-08, 21-12-08, 19-7-09, 3-8-09, 16-12-09, 30-1-10, 15-4-10, 30-6-10,20-9-10, 25-9-10, 12-12-10, 16-12-10, 23-12-10, 8-1-11, 5-2-11, 3-4-11, 20-4-11, 27-6-11, 1-8-11, 20-9-11, 5-10-11, 18-10-11, 3-6-12, 25-10-12, 28-10-12, 8-11-12, 2-12-12, 15-12-12, 10-3-13, 17-7-13, 19-7-13, 13-11-13, 23-11-13, 12-12-13, 19-4-14, 7-5-14, 15-5-14, 9-7-14, 2-2-15, 9-4-15, 27-15, 28-1-16, 14-2-6, 8-3-16, 1-4-16, 2-4-16, 12-4-16, 18-4-16, 20-5-16, 5-6-16, 17-6-16, 7-7-16, 6-8-16, 25-8-16, 24-11-16, 26-12-16, 3-1-17, 29-1-17, 14-2-17, 20-2-17, 7-8-17, 5-11-17, 23-3-18, 31-3-18, 24-3-19, 26-4-19 et 21-6-19, « Banlieue Nouvelles » 12-04 et 11-10,

(3) Voir « la Toile » 27-7-07, 22-6-08, 2-7-08, 13-6-09, 26-4-10, 7-8-11, 14-8-11, -27-,1-12, 17-12-12, 14-10-15, 28-2-16, 28-10-16 et 14-11-17, 7-1-18, 16-1-18 et 28-5-18,

(4) Voir « le Républicain » 6-9-90, 25-7-96, 9-1-97 et 1-5-97, « le Parisien » 12-7-96, « la Toile » 22-4-98, 6-12-98, 6-2-99, 20-2-99, 3-5-99, 15-6-99, 13-7-99, 23-2-02, 13-10-02, 27-3-03, 3-7-03, 3-11-03, 21-5-04 et 20-7-04,

(5) Voir « la Toile » 10-2-08, 7-7-11, 30-7-11, 30-8-11, 13-10-11, 17-11-11, 30-3-12, 30-4-12, 3-5-12, 24-5-12, 5-7-12, 22-7-12, 2-6-13, 20-1-14, 24-5-14, 7-8-14, 31-8-14, 23-3-15 et 12-5-16,

(6) Voir « la Toile » 10-2-08, 7-7-11, 30-7-11, 30-8-11, 13-10-11, 17-11-11, 30-3-12, 30-4-12, 3-5-12, 24-5-12, 5-7-12, 22-7-12, 2-6-13, 20-1-14, 24-5-14, 7-8-14, 31-8-14, 23-3-15, 12-5-16, 5-11-16 et 13-6-19,

(7) Voir « le Républicain » 8-1-85, 20-11-86, 14-6-90, 19-7-90, 6-9-90, 5-9-96 et 24-9-97, « le Parisien » 14-6-90, 18-6-90 et 19-12-91, « la Toile » 24-5-98, 1-6-98, 15-6-98, 6-7-98, 29-9-98, 19-10-98, 23-3-99, 31-3-99, 12-10-99, 31-12-99, 10-8-01, 6-1-02, 7-12-02, 21-10-03, 10-6-04, 29-9-04, 3-7-05, 11-8-05, 31-8-05, 7-7-06, 5-10-06, 26-12-06, 5-8-07, 3-9-07, 8-10-07, 17-2-08, 16-5-08, 26-10-08, 2-5-09, 17-5-09, 3-7-09, 12-9-10, 23-11-10, 12-9-11, 31-10-11, 2-2-12, 13-5-12, 3-9-12, 18-12-12, 21-1-13, 5-2-13, 13-2-13, 25-3-13, 10-6-13, 24-12-13, 26-3-14, 24-9-14, 18-12-14, 3-7-17, 20-3-18 et 12-1-19, « Banlieue Nouvelles » 2-95, 

(8) Voir « la Toile » 27-7-07, 22-6-08, 2-7-08, 13-6-09, 26-4-10, 7-8-11, 14-8-11, -27-,1-12, 17-12-12, 14-10-15, 28-2-16, 28-10-16 et 14-11-17, 7-1-18, 16-1-18 et 28-5-18,

(9) Voir « la Toile » 12-8-98, 29-12-98 et 13-7-04, « Banlieue Nouvelles » 12-98,

(10) Voir « le Républicain » 24-10-85, 3-10-86, 18-4-87, 28-5-87, 25-5-89, 8-6-89, 21-12-89, 11-7-96  et 12-7-96, « le Parisien » 4-5-89, 20-6-89, 29/30-6-89 et 12-7-96, « la Toile » 24-10-00, 2-11-00, 28-11-00, 27-12-00, 9-5-01, 30-5-01, 16-6-01, 3-9-01, 20-9-01, 26-9-01, 4-10-01, 18-12-01, 28-12-01, 29-12-01 et 2-4-03,  

(11) Voir « la Toile » 27-6-05, 14-10-05, 30-3-09, 13-7-09, 13-12-09, 31-12-10, 2-10-17, 1-6-11, 16-10-11, 14-11-11, 28-11-11, 28-3-12, 12-8-12, 28-11-12, 3-5-13, 17-5-14, 6-7-14, 10-10-14, 17-11-14, 23-12-14, 3-1-15, 28-1-15, 12-2-15, 7-3-15, 23-3-16, 7-5-16, 20-3-17, 18-4-17, 28-5-17, 16-7-17, 23-7-17, 26-10-17, 6-2-18, 26-2-18, 29-4-18, 20-5-18 et 19-4-19,

 (12) Voir « le Républicain » 12-4-84, 28-6-84, 17-1-85, 5-9-85, 5-2-87, 21-7-88, 8-3-90, 23-5-91, 2-4-92, 26-3-92, 31-8-95 et 5-5-19, « le Parisien » 5-7-84, Banlieue Nouvelles » 5-92, 3-95 et 6-01, « la Toile » 25-5-01, 22-10-04, 22-12-11, 17-2-12, 24-3-12, 20-7-14, 31-7-14, 12-8-14, 18-8-14, 27-10-14, 30-11-14, 3-7-15, 20-2-16, 30-5-16, 14-6-16 et 24-7-16,

(13) Voir « la Toile » 14-2-13, 15-4-14, 10-5-14, 14-5-14, 3-6-14, 5-7-14, 13-7-14, 21-7-14, 26-7-14, 15-9-14, 13-5-16 et 2-3-17,

(14) Voir « le Républicain » 1-1-87, 25-1-87, 6-8-87, 10-9-87, 2-1-1-88, 6-10-88, -24-11-88, 8-12-88, 31-12-88, 11-1-90, 5-12-91 et 19-11-92, « le Pari-sien » 19-1-89, 29-8-89 et 13/14-1-90, « la Toile » 4-5-05, 15-7-08, 26-4-13, 13-10-13, 25-4-14, 10-8-14, 27-5-14, 22-3-15, 25-6-15, 20-7-15, 25-5-16, 30-3-17, 12-5-17, 26-5-17, 26-6-17 et 9-7-17,

(15) voir « la Toile » 17-7-17, 21-7-17, 12-8-17 et 26-12-17.

                                                                                                 

 

 

 

 

 

 

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