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La vente solidaire de fruits et légumes garde la pêche

Hier, les traditionnels marchés à prix coûtant, mis en place par le syndicat paysan Modef et le PCF dans 16villes du Val-de-Marne, ont fait le plein.   Dix Euros les 6 kg de tomates, 1,50 € celui de prunes rouges… Hier matin, il y avait de quoi se croire mal réveillé à la vue des tarifs …

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4078147_11-1-350515439_545x341Hier, les traditionnels marchés à prix coûtant, mis en place par le syndicat paysan Modef et le PCF dans 16villes du Val-de-Marne, ont fait le plein.

 

Dix Euros les 6 kg de tomates, 1,50 € celui de prunes rouges… Hier matin, il y avait de quoi se croire mal réveillé à la vue des tarifs qui s’affichaient sur le petit étal, dressé face à la mairie d’Ivry. « Je passais par là, le monde m’a intrigué… Les fruits et légumes, ils ne sont pas chers du tout, non ? », glisse Claudia, un brin incrédule, en exhibant sa récolte. « 5 kg de patates, des nectarines, un melon pour 8 € : ça change des prix du supermarché ! » lance fièrement la maman.

Susciter ces réactions, c’est justement ce que recherchait la quinzaine de membres du syndicat paysan Modef qui ont avalé de nuit les 650 km qui les séparent de leurs terres du Lot-et-Garonne. Objectif, comme chaque été depuis les années 1990 : rejoindre Paris et sa banlieue avec 40 t de fruits et légumes fraîchement cueillis, et les vendre à prix coûtant pour dénoncer le « racket » de la grande distribution.

« En France, les paysans sont soumis à un cahier des charges beaucoup plus strict que nos concurrents étrangers, qui proposent des prix cassés. Si l’Etat ne réglemente pas les marges et le calendrier des importations, c’est l’agriculture française qui va mourir. En quinze ans, le nombre de producteurs a chuté de 50 % », vulgarise, entre deux cagettes de tomates, Michel Ceruti, élu communiste du Sud-Ouest.

Pour servir les clients, élus et militants PCF du 94 n’ont pas hésité à donner de leur personne. « On joue à la marchande », blague Mimi, l’une d’entre eux, en encaissant une dame, au pied des tours de la cité du Bois-l’Abbé, à Champigny. Ici, le marché a ouvert à 9 heures. « Regardez, une heure après, on a déjà plus de haricots ! » A deux pas, Koudiedia, médiatrice à l’association de quartier Femmes-relais, explique la démarche à un voisin intrigué. « Quand on est modeste, les légumes, c’est cher. Alors voir des initiatives comme ça ici, c’est magnifique », se réjouit-elle tandis que Michèle, bonne soeur de la communauté de Champigny, repart, tomates sous le bras, en formulant un vœu qu’elle n’espère pas pieu. « J’aimerais que l’on sorte enfin du dogme de la consommation à outrance pour revenir à la terre et faire vivre nos agriculteurs », glisse-t-elle.

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